Avertir le modérateur

terroir

  • Vingt vignerons de talent !

    Pin it!

    Vingt vignerons de talent !

    Le vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980...

     

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent” !

     

    MILLÉSIMES consultable en ligne gratuitement
    Cliquez ici UNIQUE EN FRANCE

     

    CHATEAU MONT-REDON
    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    Au
    milieu du XVIIIe siècle, Mont Redon fut acquis par un noble : Joseph
    Ignace d'Astier, avocat docteur en droit d'Avignon. Ensuite Mont Redon
    passa aux mains des Mathieu. Anselme Mathieu se disait Marquis de Mont
    Redon et exploita ce domaine avec ses frères à la mort de son père. Une
    catastrophe toucha alors la famille et ce fut le partage des biens. En
    1923, Mont Redon est acquis par la famille Plantin. Henri Plantin
    s'attache alors à regrouper l'ensemble des terres et à donner au
    domaine sa physionomie Actuelle : celle d'une propriété couvrant 162 ha
    au total, dont 100 plantés en vignes. Le château Mont Redon propriété
    de famille depuis quatre générations, avec son vignoble omniprésent
    depuis des siècles, aligne ses références de race et de traditions.
    Petite
    exploitation familiale, avec un savoir faire depuis 4 générations,
    située au cœur du village. C’est au début du siècle dernier que
    François BLEE s’installe à Vosne Romanée. Son fils Charles BLEE lui
    succède en augmentant la superficie du domaine. En 1966, l’exploitation
    se divise entre ses deux filles. Jacqueline Blée, l’une de ses filles,
    et son époux René CACHEUX, créaient le Domaine René CACHEUX- BLEE.
    C’est en 2004, après avoir travaillé sur d’autres exploitations
    vitivinicoles que Gérald CACHEUX, leur fils, leur succède et dirige
    maintenant le Domaine René CACHEUX & FILS. A partir de 2005,
    l’exploitation acquiert des vignes de l’appellation Chambolle Musigny.
    Dense, complexe, suave, découvrez le Vosne-Romanée Premier Cru Les
    Suchots 2007. C’est un vin très typé, savoureux et distingué, concentré
    et charnu, très parfumé, très fin, puissant et persistant en bouche,
    aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs, de vanille et de
    sous-bois, de garde.Très beau coup de cœur pour leur Chambolle-Musigny
    2007, avec ce charnu caractéristique, cette pointe d’épices et cette
    charpente à la fois puissante et souple, bien corsé comme il se doit.
    Cédric
    Chignard a pris la responsabilité du domaine depuis 2007 (4e
    génération). Il a particulièrement réussi son Fleurie Les Moriers 2008,
    qui doit sa notoriété séculaire à un sol privilégié, issu du granite où
    il prolonge ses racines, savoureux comme on les aime, de robe intense,
    ferme, au nez subtil où dominent la violette et la framboise, aux
    tanins fondus, d’excellente évolution. Le 2007, avec des notes de mûre
    et de poivre, de bouche à la fois puissante et ronde, est d’une belle
    couleur rubis prononcé. Superbe cuvée Spéciale Vieilles Vignes 2007, un
    vin qui possède un charnu bien présent et cette charpente à la fois
    riche et souple, avec ces notes très caractéristiques et persistantes
    de petits fruits à noyau, aux tanins présents mais très fins, de très
    bonne garde. Le 2006 est très typé, de couleur rubis intense, de très
    bonne bouche, aux connotations de cassis et fraise des bois, concentré,
    alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée, un vin
    d’excellente évolution. Beau 2005, aux reflets pourpres, aux arômes de
    fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, un vin étoffé, complexe, aux
    tanins bien fondus mais présents, charnu en bouche, avec des nuances de
    fruits cuits à noyau et de cannelle, d’une jolie finale, de très bonne
    garde, un vin qui s’exprime parfaitement avec une oie à la broche.

    Belle
    propriété du XVIIIème siècle pour la partie la plus ancienne. Le
    domaine est un clos avec des vignes, un verger, un jardin et des arbres
    centenaires, situé au dessus du village de Vouvray. La propriété se
    situe au milieu des vignes, ce qui est également une rareté sur
    l’appellation, puisque la plupart des autres viticulteurs sont
    installés près de leurs caves situées dans les vallées creusées dans le
    tuffeau.” Au total, le vignoble compte un peu plus de 16,72 ha de
    vignes d’âge moyen de 30 ans, les vendanges sont manuelles pour les
    vins tranquilles, et l’on pratique la lutte raisonnée. Le chai enterré
    a été construit en 2008 pour stocker le Méthode Traditionnelle à
    proximité du Clos.
    Superbe Vouvray cuvée Marcus 2006, très séduisant, riche en bouquet,
    aux notes de fruits secs et de petites fleurs, avec des nuances de
    pêche fraîche en bouche, un vin savoureux et charmeur, à ouvrir sur une
    sole meunière. Le 2005 est marqué par sa fraîcheur en bouche et sa
    persistance aromatique, au nez intense, un vin floral, onctueux, d’une
    jolie complexité d’arômes, à découvrir à l’apéritif, sur un dessert
    comme sur une viande blanche en sauce. Le Vouvray moelleux 2005,
    médaille d’Or au concours des Vins de la Région Centre, chaleureux, fin
    et puissant à la fois, aux nuances d’abricot confit et de brioche
    fraîche, est un vin vraiment savoureux. Le Vouvray demi-sec 2005 est
    onctueux, d’un grand classicisme, très bien équilibré, un vin où
    s’entremêlent les fruits frais et la brioche, d’une belle persistance,
    de bouche harmonieuse, ample et typé. Le Vouvray Grande Réserve 2003,
    suave et persistant, aux notes florales complexes (rose, acacia...),
    très équilibré, fondu en bouche, de très belle garde. Leur Touraine
    rosé cuvée Pauline Méthode Traditionnelle demi-sec, tout en persistance
    aromatique, avec des nuances subtiles de rose et de chèvrefeuille, est
    une cuvée vive et fine en bouche comme il se doit, franche et suave,
    très bien équilibrée comme ce Vouvray Méthode Traditionnelle demi-sec,
    aux notes de fruits frais et d’acacia, de mousse fine et abondante,
    parfait sur les desserts aux fruits. Le Vouvray Méthode Traditionnelle
    brut, médaille d’Argent Mâcon 2008. Chambres d’hôtes sympathiques,
    spacieuses et de grand confort, ce qui est bien agréable au cœur du
    vignoble.


    Grâce
    aux patients efforts de remembrement accomplis par Françoise Lévêque
    depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe
    vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés
    mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure
    argilo-calcaire. Les vignes de plus de 30 ans d'âge sont plantées en
    majorité sur des terrasses et de légères croupes orientées au sud et
    bénéficient d'un excellent ensoleillement et d'une bonne ventilation.
    Des atouts qualitatifs indispensables pour faire du bon vin. C'est
    aussi une superbe exploitation dotée des meilleurs équipements inspirés
    à la fois par la tradition et les techniques modernes. Le Château
    Chantegrive est enfin conduit par une famille sympathique et passionnée
    par le vin, soucieuse du travail bien fait, respectueuse du client et
    responsable de la qualité des vins qu'elle produit. "Nous aimons
    produire des vins typés, précise Françoise Lévêque, élégants et de très
    grande qualité, nous sommes d'ailleurs fiers de retrouver nos vins dans
    les palmarès, c'est un encouragement pour continuer". Leur Cuvée
    Caroline est prestigieuse. On est très vite envoûté par ce vin riche et
    intense, élevé en fûts neufs, à la belle robe dorée, au nez, très
    élégant et intense, avec des notes de vanille, de citron, de beurre
    frais, d'amande grillée et de tilleul. Le vin est suave, avec une
    attaque en bouche franche, dominée par le fruit et le gras.


    Fondée
    au début 1900, la Maison Charles Ellner, est aujourd’hui gérée par la
    3ème génération alors que la 4ème y a déjà pris une part très active
    depuis plusieurs années. Elle a su évoluer et grandir en préservant son
    identité et son savoir faire familial. Pour mémoire, Charles-Émile
    Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison.Et, parmi ses
    successeurs, son fils Pierre, qui a été la véritable “locomotive” de la
    maison, a su transmettre à ses enfants cette passion pour la terre et
    le vin.Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent
    retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de
    leur maison.Il a été suivi par ses deux fils Arnaud, maître de chai et
    Frédéric, directeur du vignoble.Jean-Pierre s’est vu confier la tâche
    administrative qui devenait de plus en plus lourde.Le vignoble couvre
    une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. La
    diversité, la richesse, la finesse de nos cuvées attestent de notre
    volonté de placer nos Champagnes au plus haut de l’échelle qualitative.
    La fidélité que nous accorde notre clientèle française, témoigne de la
    régularité et de la constance de nos Champagnes au fils des années.
    Toujours à la recherche de nouvelles opportunités, notre société a su
    développer ses marchés à l’exportation, secteur qui représente
    actuellement près de 60% de ses ventes.
    Superbe Champagne Millésime 2000 brut Prestige, à la mousse fine et
    légère, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d’abricot,
    harmonieux et savoureux, de belle structure, intense et parfumé, très
    élégant comme le 99, dense, alliant finesse et charpente, d’une bonne
    souplesse et d’un bouquet très aromatique aux nuances de pêche et de
    citronnelle, un grand Champagne tout en bouche, riche et très
    distingué.Très beau Millésime 1999 brut Séduction, sans fermentation
    malolactique, particulièrement subtile et parfumée, aux arômes intenses
    de fruits frais et une pointe d’épices, de mousse abondante, d’une
    belle finale.Remarquable brut Intégral (réalisé sans aucun dosage), de
    robe brillante, tout en fraîcheur aromatique, avec ses notes d’agrumes
    et d’acacia, de mousse fine et très persistante, alliant saveur et
    distinction. Le Carte d’Or brut est une réussite, au nez de petits
    fruits secs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très
    fin, de mousse intense.Excellent rosé brut, avec des notes de petits
    fruits rouges bien mûrs, d’une jolie finale au palais, de bouche
    fraîche et fruitée très bien fait, parfait sur une quiche comme sur les
    desserts.

    DOMAINE DUROCHE
    CHARMES-CHAMBERTIN
    Quatrième
    génération de vignerons, Gilles Duroché, ainsi que son fils Pierre
    possèdent et exploitent le Domaine Duroché. Depuis la succession, en
    1980, des vignes et de l'établissement vinicole de son père, Philippe,
    à Gevrey-Chambertin, Gilles a continué l'acquisition de parcelles sur
    la commune. Aujourd'hui le Domaine possède plus de 8 hectares de vignes
    (en fermage) à travers 8 appellations. Les vins de 2007 poursuivent
    leur élevage en fût de chêne dans nos caves. Ils présentent un bon
    équilibre et sont plein d'avenir. Le nez est agréable sur de petits
    fruits rouges avec une profondeur appréciable. Remarquable
    Charmes-Chambertin 2005, de robe rubis intense, avec des arômes de
    fruits surmûris et d’épices, complexe, d’une très belle charpente, aux
    tanins riches, un vin bien corsé, tout en bouche, de garde, bien sûr.
    Le Premier Cru Lavaud Saint-Jacques 2005 est charnu et typé comme nous
    les aimons, associant finesse et structure en bouche, un vin gras,
    intense, très équilibré, idéal sur une cuisine assez riche.

    Domaine
    familial dirigé par les deux frères, Patrick et Jean-Yves qui
    représentent la troisième génération. Le domaine compte 16 ha, la
    récolte se fait manuellement et la vinification de façon
    traditionnelle.
    Beau Chénas 2007, issu d’une vinification traditionnelle de 9 à 12
    jours (élevage en foudres de bois), racé, de robe violacée, parfumé
    (cassis, poivre et violette), puissant au nez comme en bouche,
    savoureux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, très persistant et
    d’excellente évolution. Le Fleurie 2007, fin et parfumé comme il se
    doit, est bien typé, de robe pourpre, au nez puissant et persistant
    dominé par la fraise des bois mûre. Le Moulin-à-Vent 2007, de robe
    brillante, est un vin réussi et charnu, puissant et complexe, de bonne
    garde, épicé, un vin qui emplit bien la bouche.


    Propriété
    créée en 1910 par le grand-père. Alain Michaud représente la troisième
    génération de vignerons, bientôt secondé par la 4 ème avec Dorian. Le
    domaine compte 13 ha dont 9 en appellation Brouilly, constitué pour 70
    % par des vignes de plus de 50 ans.
    Beau Brouilly 2007, fin, parfumé, corsé, un vin qui sent bon les fruits
    rouges mûrs et les sous-bois, de bouche savoureuse. Le 2006, d’une robe
    rouge cerise limpide, développe un nez de griotte mais aussi avec des
    arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche aux tanins bien
    fondus, un vin qui demande une cuisine riche. Le 2005 est de couleur
    profonde, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée,
    très charmeur, de bouche charnue et persistante, d’excellente
    évolution. Le Morgon 2006 (2,50 ha, vignes anciennes de 45 ans sur les
    coteaux) est une réussite, un vin de bouche pleine et riche, aux
    nuances complexes de fruits des bois, puissant et savoureux,
    prometteur. Le Beaujolais rosé 2006 (2000 bouteilles seulement) est
    gourmand et fruité, parfait sur les charcuteries lyonnaises. Le 2008
    est une petite récolte avec beaucoup de concentration. Le domaine vous
    propose un nouveau produit « La Gamaysienne », un pétillant rouge très
    fruité, élaboré dans leurs chais. La Prise de mousse est réalisée en
    bouteille avec un dégorgement traditionnel, un vin idéal pour un
    apéritif léger ou un dessert.

    CHATEAU CANTENAC
    SAINT-EMILION Grand Cru
    Nicole
    Roskam-brunot, après des études de droit et d'économie régionale à
    l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son
    vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification
    et au terroir en veillant que le sol dispose de tous les oligo-éléments
    nécessaire à sa prospérité. Les 12 hectares s'étendent dans le
    prolongement du coteau saint-émilionnais, dominant la vallée de la
    Dordogne. Il est composé de 75% de Merlot noir et de 20% de
    Cabernet-Sauvignon. Le terrain sablo-graveleux permet une excellente
    maturation du raisin. Le vin est très élégant, merveilleusement
    bouqueté et fruité, d'une belle complexité et longueur en bouche.
    Nicole Roskam-Brunot assistée de son fils ainé Frans Roskam, maîtris
    eavec finesse l'élevage du vin en barriques. Il faut ajouter au Château
    Cantenac, le Château Moulin de Grenet, un Lussac-saint-Emilion très
    fruité qui bénificie d'une longue macération à froid et le Château Jean
    Melin à Saint-Emilion, et la superbe "Sélection Madame" : un vin
    souple, fruité, très charmeur. Autre nouveauté sur la propriété un rosé
    Sona, sensuel et fruité.


    CLOS TRIMOULET
    SAINT-EMILION Grand Cru
    Situé
    au nord de Saint-Emilion, le "Clos Trimoulet" est une propriété
    exclusivement familiale, où cinq générations de viticulteurs se sont
    transmis un savoir faire ancestral. Guy Appollot et ses deux fils ont
    su préserver cet héritage traditionnel tout en le conjuguant aux
    techniques les plus modernes. Les hectares de la propriété sont
    répartis en plusieurs parcelles avec des sols argileux et sablonneux
    qui apportent au vin charpente, longévité et finesse. Les raisins sont
    ramassés à parfaite maturité et grâce à une longue cuvaison qui extrait
    au maximum les tanins, le "clos trimoulet" est un excellent vin de
    garde. Toute la production est mise en bouteilles à la propriété à
    partir de 18 mois d'élevage qui s'effectue en barriques de chêne.
    Ce Grand Cru riche et généreux, coloré, dense et ferme en bouche au nez
    caractéristique où dominent les fruits rouges mûrs, les épices et
    l'humus, de belle évolution, est vraiment remarquable. Goûtez
    l'excellent Montagne-Saint-Emilion Château Chevalier-Saint-Georges,
    dont la vinification et l'élevage sont similaires au Clos Trimoulet, et
    où l'exposition du vignoble et son terroir essentiellement argileux en
    font un vin au caractère et à la personnalité différents, charnu et
    typé, qui bénéficie d'un remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

    Le
    Château Plaisance se situe sur la commune de VACQUIERS au sud est de
    l'appellation et compte à ce jour 30 hectares de vignes. L’encépagement
    est composé de NEGRETTE (60%), Syrah (25%), Cabernet franc (5%),
    Cabernet Sauvignon (5%), Gamay (5%). La famille PENAVAYRE cultive de la
    vigne sur Vacquiers depuis plusieurs générations. En 1991,
    l'association de Louis PENAVAYRE et de son fils Marc, donne un nouvel
    élan au domaine puisque les surfaces passent de 7 hectares à 16
    hectares, et au fil des ans jusqu'à 30 hectares. Non épargné au tout
    début par les recettes modernes de culture et de vinification, le
    domaine se recentre au début des années 2000 sur des techniques de
    culture douces. Un travail de la vigne au plus proche du terroir, sans
    engrais ni désherbants, en privilégiant les produits naturels. Les vins
    ne sont ni collés, ni filtrés. Ils sont aujourd’hui de très beaux
    ambassadeurs du cépage Negrette, qui depuis près de deux mille ans fait
    leur charme et leur originalité incomparable. En reconversion en
    viticulture biologique depuis le millésime 2008 – certification par
    Qualité France. Le Fronton 2005 (élevage de 12 à 18 mois et trois
    soutirages), est d’un beau rouge profond, aux connotations d’humus et
    de petits fruits noirs surmûris, est tout en finesse tannique, ample et
    structuré.
    Le Fronton rouge Thibault de Plaisance 2005, est riche en couleur comme
    en matière, aux tanins bien fermes mais savoureux à la fois. Le Fronton
    2006 (issu d’un élevage de 12 à 18 mois et trois soutirages), est
    marqué par des notes de fruits noirs très mûrs et des touches finement
    boisées, de bouche suave, qui développe des tanins fondus mais bien
    structurés. Le Fronton rouge Thibault de Plaisance 2006, de couleur
    soutenue, aux tanins fermes mais bien soyeux, intense en couleur et en
    arômes, demande un peu de patience pour développer tout son potentiel
    (très beau 2005). Savoureux Fronton Tot Çò Que Cal (Tout ce qu’il faut)
    2006, très classique, de couleur grenat soutenu, tout en richesse
    aromatique, un vin de bouche charnue, parfumé (griotte, humus...), avec
    des tanins ronds et puissants à la fois.
    CHÂTEAU TOULOUZE
    GRAVES DE VAYRES
    Les
    terres du Château Toulouze dépendaient d’un vaste ensemble foncier,
    propriété du Château de Vayres. Ce dernier édifié au XIIIème siècle à
    l’emplacement d’un « oppidum » gallo-romain dominant la Dordogne, fut
    une des résidences du roi Henri IV. La propriété dans sa forme
    actuelle, 27 ha d’un seul tenant, bâtiments et vignoble, correspond à
    ce qui subsiste d’un vaste domaine viticole et d’élevage de plus de 70
    ha, édifié à la fin du XVIIIème siècle, à la suite de la révolution
    française et démantelé petit à petit par le jeu des successions. Le
    vignoble totalement restructuré en 1986, commence à exprimer la montée
    en puissance de l’expression du terroir.
    Cela donne des vins à la chair plus ample, généreuse, fruités mais avec
    des tanins élégants empreints de finesses. Des vins équilibrés et
    harmonieux, que l’on peut déguster jeunes après une large aération en
    carafe, mais qui offrent selon les millésimes un excellent potentiel de
    garde, en moyenne de 10 à 15 ans.


    CHÂTEAU HAUT-SAINT-CLAIR
    PUISSEGUIN-SAINT-EMILION
    Ces
    propriétaires sympathiques couvent leur vignoble dont les vignes ont 35
    ans. Les cépages Merlot (65%), Cabernet franc (25%) et
    Cabernet-Sauvignon (10%) sont associés à ce terroir argilo-calcaire et
    à des soins minutieux (effeuillage, raisins triés avant égrappage,
    macérations longues, élevage en barriques, dont 1/3 est renouvelé
    chaque année...).
    “Le 2007 est une année de vigneron, nous dit Yannick Le Menn, il ne
    fallait pas partir en week-end en mai ou en juin, il fallait être au
    travail, c’était prépondérant ! L’été indien a bien achevé la
    maturation des raisins et c’est aussi grâce à notre deuxième table de
    tri que nous avons nettement amélioré la pureté de la matière première
    que nous mettons en cuves. On a oxygéné pour arrondir les polyphénols,
    ce qui rend les vins plus savoureux, et nos 2007 sont très
    satisfaisants, le vin est bien fruité, pas trop tannique, il sera
    agréable dans sa jeunesse, souple et très plaisant. Les 2006 et 2004
    sont des millésimes plus atlantiques avec des arômes floraux, alors que
    2005 et 2003 sont des vins de type plus méridional, aux arômes de
    fruits noirs. En fait, les 2006 et 2004 sont des vins plus “féminins”.
    Ils ont chacun leurs caractères propres mais ils se ressemblent car les
    conditions climatiques étaient similaires, deux millésimes assez
    classiques du Bordelais qui présentent une belle élégance et de la
    complexité. Ils ont été “encadrés” par des millésimes très médiatiques
    et c’est dommage, car je suis sûr, que, lorsque l’on ouvrira ces
    bouteilles, dans quelques années, on aura beaucoup de plaisir à les
    déguster.”
    En attendant, il y a ce superbe Puisseguin-Saint-Émilion 2005, où
    s’entremêlent harmonieusement les épices et le cassis, un vin où la
    souplesse prédomine, avec ces notes très caractéristiques de cuir et de
    fruits légèrement confits en finale, aux tanins riches, charpenté, qui
    poursuit sa belle évolution. Le 2004 est très classique, coloré et
    corsé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, d’une jolie concentration
    en bouche, aux notes de groseille, d’humus et d’épices. Remarquable
    2003, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins présents et fondus
    à la fois, un vin où dominent les fruits mûrs et le poivre. Savoureux
    2002, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les
    fruits à noyau et la cannelle. Et un excellent second vin, la cuvée
    Moulin Saint-Clair.

    CHATEAU LAROQUE
    SAINT-EMILION Grand Cru Classé
    Depuis
    plus de quarante ans le Château appartient à la famille Beaumartin.
    Cette superbe demeure féodale du XIIe reconstruite sous Louis XIV, lui
    vaut le surnom de "Petit Versailles". Le vignoble s'étend sur 58
    hectares de vignes situés sur un superbe terroir. Il s'agit de
    plusieurs coteaux argilo-calcaires situés sur les hauts de
    Saint-Emilion et profitant d'un excellent ensoleillement. Les vendanges
    manuelles sont effectuées en fonction de la maturité des raisins,
    parcelle par parcelle. La vinification pratiquée en petites cuves
    permet d'isoler chaque lot de raisin et d'affiner la complémentarité
    des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, le vin
    vieillit ensuite en barriques durant 12 mois. Beaucoup de précautions
    et de soins apportés aux différentes étapes de l'élaboration du vin
    permettent d'obtenir une très haute qualité.
    Le vin est d'une belle robe d'un rouge sombre et profond. On note des
    arômes d'épices et de fruits noirs, en bouche, l'attaque est puissante
    et volumineuse, le vin est très élégant avec des tanins mûrs et fins,
    la finale est persistante, avec un très beau potentiel de
    vieillissement.

    Fondé
    vers 1870 à Banyuls-sur-Mer, le domaine de la Casa Blanca est un des
    plus anciens des crus Banyuls et Collioure, situés sur la Côte
    Vermeille, dans les Pyrénées-Orientales (Roussillon). Sur 8 hectares de
    plantations et de vieilles vignes en terrasses, Laurent Escapa et Hervé
    Levano donnent naissance à des vins généreux, exprimant pleinement ces
    terroirs de schistes : le Collioure (vin tranquille) et le Banyuls (vin
    doux naturel). Depuis 2001, abandon des produits phytosanitaires de
    synthèse pour les traitements de la vigne. Les engrais chimiques ont
    été remplacés par des composts dès 1989. Le sol est travaillé par
    traction animale (labour au mulet) sur le tiers de l’exploitation. Le
    reste est désherbé chimiquement. Des essais d’enherbement sont en cours
    pour s’affranchir totalement du désherbant. BANYULS « Mise Tardive»
    2006 : 80 % Grenache Noir, 20% Grenache Gris ; vieilles vignes de 80
    ans. (20 hectos/ha). Banyuls de type Rimage (fruité). Deux ans
    d’élevage en fûts de 400 litres. Garde : 20 ans et plus. Robe rubis
    tuilé. Nez : eau de vie de framboise, intense. Attaque kirschée en
    bouche, notes framboise à l’eau de vie sur touche poivrée. Tanins
    ronds, bonne longueur. BANYULS 2007 : 60 % Grenache Noir, 40% Grenache
    Gris ; vieilles vignes de 70 ans. (20 hectos/ha). Banyuls de type
    Rimage (fruité). Elevage 12 mois en milieu réducteur. Garde : 20 ans et
    plus. Robe grenat. Nez : Fruit mûr, confituré. Acidulé en bouche,
    pointe de cacao, réglissé. Longueur et rondeur en bouche. COLLIOURE
    2007 : 80% Grenache Noir, 20 % Syrah ; plantations d’une quinzaine
    d’années. (25 hectos/ha). Elevage 12 mois. Garde : 7-10 ans. Belle robe
    pourpre. Nez complexe associant épices, fruits noirs (mûres, cassis) et
    fruits rouges (cerise) sur légère pointe de garrigue et de fumé.
    Fraîcheur en bouche, dans laquelle on retrouve les fruits mûrs.

    Sur
    les restes d’une tombelle gallo-romaine, Charlemagne fut le premier
    bâtisseur du Château de la Rivière en 769. Cette forteresse défensive
    aux marches de son empire était positionnée en un point stratégique
    pour l’observation d’éventuels envahisseurs. Puis au 16ème siècle,
    Gaston de l’Isle « Maire de Bordeaux » construit la majestueuse demeure
    que l’on peut encore admirer de nos jours. Année après année, il fut
    admirablement maintenu en l’état par ses nombreux propriétaires. Au
    19ème siècle, l’un d’eux, originaire de la famille des Massé de
    Corneilles, fit appel à un architecte de renommée, Viollet-le-Duc, pour
    le restaurer et le compléter. Après la famille de Jean Balluteaud
    (1927), de Jacques Borie (1962) et de Jean Leprince (1994), c’est
    aujourd’hui la famille de James Grégoire (achat en 2003) qui prend en
    charge la destinée du Château de la Rivière. Nous disposons également
    de 8 hectares de magnifiques caves monolithiques « anciennes carrières
    de calcaire » que nous faisons visiter tout au long de l’année (sur
    rendez vous) et dans lesquelles nous laissons vieillir nos vins en
    barriques et en bouteilles. Les années 2000 nous ont permis de produire
    des grands vins. Les 2000, 2003, 2005 et le dernier 2008 sont de très
    grands vins, concentrés et puissants, avec des potentiels de gardes
    exceptionnels. Les millésimes 2001, 2002, 2004, 2006 et 2007 sont des
    vins plus faciles d’accès, élégants et fins, à boire dans les 10 ans.
    La propriété est certifiée Terra Vitis depuis 2002 et qualifiée
    Agriculture Raisonnée depuis 2004. L’ensemble du processus
    d’élaboration (de la vigne, au chai et jusqu’au conditionnement) est
    réalisé dans un souci de préservation de la qualité de notre
    environnement et de notre terroir.


    Pierre
    et Éric Marey veillent avec amour sur leur joli vignoble de 10 ha. Les
    vins sont élevés en fûts de chêne et sont suivis par un laboratoire
    durant toute leur évolution. Les vins sont majoritairement vendus au
    domaine auprès d’une clientèle fidèle de particuliers, et le reste est
    expédié à la restauration, à des caves à vin, en France comme à
    l’étranger.
    Le domaine vous propose en vins blancs : Aligoté, Pernand-Vergelesses,
    Pernand-Vergelesses Premier Cru "Sous Frétille", et Corton Charlemagne
    Grand Cru. En vins rouges : Savigny-Lès-Beaune "Les Rouvrettes" Premier
    Cru, Bourgogne, Pernand-Vergelesses "Les Belles Filles", Les Fichots
    Premier Cru et Corton Grand Cru. Envoûtant Corton-Charlemagne 2006, de
    bouche suave, aux notes d’amandes grillées et de miel, de robe dorée,
    riche et savoureux, racé et onctueux en bouche, très charmeur sur une
    cuisine assez relevée ou sur une langouste grillée. Le Corton Grand Cru
    2006, complexe, au nez à la fois intense et subtil où s'entremêlent les
    fruits rouges bien mûrs (pruneau) et une touche d’épices, un vin
    puissant en arômes comme en structure, de fort belle évolution. Le 2005
    est un grand vin aux tanins soyeux, solide et gras, d’une belle
    harmonie, complet, tout en bouche. Beau Pernand-Vergelesses Les Fichots
    Premier Cru rouge 2006, où s’entremêlent les saveurs d’épices et de
    fruits surmûris, alliant structure et velouté, de bouche persistante,
    très prometteur. Le 2005, une grande réussite dans ce millésime
    exceptionnel, est un vin épicé, riche et complexe, tout en bouche,
    agréablement corsé, de garde bien sûr comme cet autre
    Pernand-Vergelesses rouge Les Belles Filles 2006, avec ces connotations
    subtiles de cerise et d’humus, aux tanins soyeux mais puissants, de
    belle robe soutenue, mêlant charpente et rondeur en bouche. Goûtez
    aussi le Pernand-Vergelesses Sous Frétille blanc Premier Cru 2006.

    CHÂTEAU PONT LES MOINES
    PREMIERES COTES-DE-BLAYE
    Propriété
    familiale depuis quatre générations, le Château Pont Les Moines est
    situé au nord de Bordeaux, dans la région du Blayais, et s’étend sur la
    commune de Civrac de Blaye. Vignoble d’une superficie de 29 ha, sur sol
    argilo-calcaire, où les vignes ont une moyenne d’âge de 15 ans. Un
    encépagement classique de cette région (70% Merlot, 30%
    Cabernet-Sauvignon), qui produit des vins colorés, charpentés et ronds
    en bouche. La vinification est traditionnelle, avec des cuvaisons
    longues et un élevage en cuves durant 14 mois. Le
    Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005 est d'un grand classicisme, de
    couleur pourpre, bien corsé mais très fin, avec des notes de mûre et de
    cassis, un vin qui allie finesse et charpente, aux tanins denses et
    soyeux, ce vin a reçu le prix d’Excellence au concours des Vinalies
    2007.


    Le
    Tuquet et son Vignoble figurent déjà sur les cartes royales de belleyme
    au début du XVIIIe siècle. La chartreuse fut construite vers 1730
    (façade sud de Victor Louis). Dans la première édition du Féret (Ch.
    Cocks 1868) Le Tuquet est classé premier vin de la commune de
    Beautiran, ce qui sera confirmé par les éditions successives jusqu'à
    aujourd'hui. A la fin du XIXe siècle, le domaine appartient à la
    famille du Père de Foucauld qui y séjournera à plusieurs reprises avant
    son départ pour le Maroc. Il a appartenu ensuite à une grande maison du
    négoce bordelais, puis fût racheté en 1963 par la famille Ragon,
    actuellement propriétaire. D'importants travaux ont été faits dans les
    chais en 1991 : 3 200 hl de cuverie inox supplémentaires, construction
    d'un nouveau chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la
    cuverie et climatisation des locaux de stockage.
    Faites-vous plaisir avec ce superbe Graves rouge, de robe grenat, au
    bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de
    fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en charme, de
    garde. Très joli Graves blanc, bien typé par son Sémillon (95%), bien
    fruité, au nez de petits fruits frais, régulièrement charmeur.

     

  • Champagne : le nouveau Classement

    Pin it!

    58-5.jpgNOUVEAU : le Top Palmarès Vignerons 2010, Région Champagne

    - Prix d’Honneur : 21
    - Prix d’Excellence : 22
    - Satisfecits : 29
    - Lauréats : 24
    - Espoirs : 5

    Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante.

    54-3.jpgEt puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.


    2004.jpgComme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

    Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Veux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne comme de la lessive…


    Mon Classement 2010 (en ligne dans les prochains jours, voici le 2009) est entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.943.jpg

     

    56.jpgLes Premiers Grands Vins Classés
    Il y a 23 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps, d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 €, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

    61.jpgAux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Gosset...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux, Philipponnat). Deux nouveaux venus cette année : Bara et Pierre Arnould, où la force des terroirs de Grands Crus joue à plein, à des prix défiant toute concurrence. Bollinger et Laurent-Perrier sont mis entre parenthèses, surtout pour les prix, la qualité n’étant pas réellement mise en cause.

    69.jpgChaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 € environ pour la cuvée Réserve et 500 € pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est  le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus.

    De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 €). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (60 €), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 €. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et... l’accessibilité.62-4.jpg

    64-2.jpgCar les prix, cela compte, avec leurs différences : la très belle cuvée D de Devaux est beaucoup plus accessible en effet (50 €) que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 170 €... Ce sont pourtant deux grandes cuvées, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 3, 5 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.964-2.jpg

     

    Les Deuxièmes Grands Vins Classés
    C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

    Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Delaunois, Bonnaire, De Lozey, Lombard, Prin, Pascal Leclerc-Briant, Gaston Chiquet, Vergnon, Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage. Pierre Mignon, Jacques Busin, Legras et Haas et Maurice Vesselle atteignent également la tête de cette hiérarchie, ce qui les place à un haut niveau, très mérité.

    À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Ralle, Drappier, Perseval-Farge, Gimonnet, Bourgeois, Laurent-Gabriel, René Jolly, Michel Lenique, Bardoux, Pierre Gobillard, Lancelot-Royer, Vautrain-Paulet, Prévoteau-Perrier, Bourdaire-Gallois, Philippe Dumont, Charpentier...).

    690.jpgQuelques coopératives travaillent remarquablement (De Castelnau, Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées... À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...151.jpg

     

    Les Troisièmes Grands Vins Classés
    La plupart peuvent monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, d’autres, parfois, ont proposé des cuvées plus décevantes en dégustation, sur le plan de la qualité-régularité-prix.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu