Avertir le modérateur

  • Les vins d'Italie du Sud : de la Sicile à la Campanie

    Pin it!

    Dès Naples, les amateurs de vins rustiques, fiers et authentiques, ne seront pas déçus, même si la production actuelle s’évapore vers de nombreux vins plus modernes, et à mon avis, beaucoup moins passionnants. Les deux grandes et belles îles, la Sardaigne et la Sicile (le fameux Marsala), font en effet des vins intenses issus des Moscatel et Malvasia, sans réelle équivalence ailleurs, laCampanie vous surprendra avec son Lacryma Christi del Vesuvio, l’austère et splendide Calabreavec son incroyable Greco di Bianco, la Basilicate avec son Aglianico, ou les Pouilles avec le Castel del Monte. Tous demandent la culture de la patience, et surtout cet état d’esprit sans lequel on ne peut les estimer à leur juste valeur : les goûter pour ce qu’ils sont, sans faire la moindre comparaison, même si c’est tentant. Après tout, demandons-nous à un vin jaune du Jura de ressembler à un autre vin ?

    La Campanie

    La culture de la vigne et les techniques de vinification y furent introduites par les peuples helléniques. L’Aglianico est le cépage rouge le plus cultivé.

    Pour moi, seules cinq DOC méritent d’être mentionnées : pour son rouge très puissant et parfumé, qu’il faut attendre, la DOC Taurasi, et dans une moindre mesure, celle de Ravello; pour son blanc, celle de Fiona di Avellino, déroutante par son amertume en bouche, celle de Lacrima Christi del Vesuvio, produit sur les pentes du volcan, nettement plus savoureuse, puis celle de Greco di Tufo, souvent plus décevante.

    Goûtez les rouges de Capri (l’île reste encore très séduisante, allez à l’hôtel Luna qui surplombe la mer ou payez-vous le superbe palace Quisisana), souples et colorés, qui se boivent très bien dans les bons restaurants de Capri, comme La Cappanina, où l’on sait accorder les vins et les mets. Un bon vin de table, supérieur aux autres DOC : l’Asprino, un blanc perlant, léger et désaltérant, et, pour les rouges, ceux qui sont issus de l’Aglianico, notamment les doux de la région de Naples.

    Les Pouilles

    Pendant presque deux siècles, vouées à produire des vins de coupage à haut degré d’alcool, les Pouilles, au fil des dernières années, ont progressivement changé de politique, au risque de dépersonnaliser les vins durs et rustiques dont le pays regorge, en implantant des Sauvignon et autre Chardonnay. Aujourd’hui les Pouilles produisent la plus grande quantité de vin d’Italie.

    A l’exception du Moscato di Trani, un joli blanc onctueux et parfumé, ce sont surtout les rouges, issus principalement du cépage Negro amaro, qui méritent d’être mieux connus, dont les meilleurs (ils sont rares) proviennent des DOC Rosso di Cerignola, Leverano, Squinzano (plus rustique), et de l’excellent Castel del Monte (Montepulciano), intense, gras et corsé à la fois.

    La Basilicate

    Comme la Campanie, la Basilicate cultive encore des cépages très typés comme l’Aglianico (c’est aussi l’unique DOC), importé sur le mont Vulture par les Grecs sept siècles avant notre ère. Il donne un rouge puissant, coloré, qu’il faut absolument savoir attendre quelques années pour profiter de son potentiel, surtout en Riserva. Les meilleurs vins blancs, toujours produits dans la zone de Vulture, comptent un vin de dessert doux mousseux caractéristique : le Muscat de Vulture, que j’ai eu du mal à apprécier.

    La Calabre

    Des vins rouges et rosés, des vins chauds à teneur en alcool élevée, dont les principales DOC sontCiro, très réussi en rouge, Melissa, Donnici, Savuto, et Lamezia, avec des vins un peu plus faciles à mon goût. Le DOC Greco di Bianco, produit sur la côte ionienne, est un vin de dessert doux issu deraisins passiti (voir encadré), puissant, suave, intense au nez comme en bouche, très réussi et très apprécié. Parmi les vins de table, des vins de dessert également, et quelques vins rouges étonnants qui mériteraient mieux que leur appellation.

    La Sardaigne

    Cette île montagneuse située au large de toute la Méditerranée est habitée depuis les temps préhistoriques et la vigne a toujours fait partie du paysage. Certains vins sont doux, exceptionnellement forts et d’un goût qui provient, à l’évidence, du sol granitique. Le Climat chaud permet tout naturellement aux vignes de donner des moûts riches en sucre, et des vins de dessert qui sont prédisposés à devenir liquoreux ou vinés (faites-vous plaisir avec un Moscato di Cagliariou un Malvasia). Pourtant, de nouvelles variétés de raisin récoltées de bonne heure afin d’en préserver l’acidité, le contrôle de la température de fermentation et une mise en bouteilles précoce sont les principaux signes d’une vinification plus moderne, très récente, qui peut donner des vinsplaisants comme le blanc issu du Torrelata, léger et franc, quoique un peu neutre par rapport aux autres appellations traditionnelles de l’île, du nord au sud, qui méritent d’être retenues.

    Malvasia Di Bosa
    Issu des raisins Malvasia et Seberu cultivés autour de Bosa, sur la côte ouest (profitez-en pour visiter les criques), ce vin blanc puissant (15 à 17,5°) est très corsé, avec ce goût caractéristique de noisette. Le meilleur liquoroso est doux.

    - Oliena
    Fait avec des raisins Cannonau et Monica, dans la région de Nuoro, ce vin plutôt sec a une joliecouleur grenat.

    Vernaccia di Oristano
    Un vin sec, relativement proche d’un Xérès, issu de raisins cultivés autour d’Oristano, dans la vallée du Tirso qui coule du centre de l’île en direction de l’ouest et débouche dans la Méditerranée au fond du golfe d’Oristano, là où l’île est la plus large. Viné, le Vernaccia me semble meilleur en doux.

    - Nuragus di Cagliari
    Voilà un vin de table blanc étonnant, issu du cépage Nuragus  cultivé autour de Cagliari, au sud de l’île. Capiteux, d’une couleur jaune paille, il représente annuellement environ 10% de toute la production vinicole sarde. Toujours autour de Cagliari, le Giro di Cagliari rouge (cépage Giro) se goûte facilement, comme l’excellent Monica di Cagliari, de couleur plus intense, bien corsé (17°). En vin de dessert, goûtez le Moscato di Cagliari, un étonnant rouge parfumé et doux.

    - Cannonau di Sardegna
    Assez bon rouge sec (ou demi-sec). Lorsqu’il est viné, le Cannonau, qui rappele le Porto, peut donner un bon vin de liqueur, le Cannonau liquoroso Dolce Naturale. Enfin, le Trobato di Alghero, le bon vin de table de l’île, un blanc frais, vif      et sec, très marqué par son cépage, et, dans un tout autre style, le Nasco, un blanc d’une couleur dorée, qui sent la fleur d’oranger, ou le Moscato di Sorso-Sennori, tout en bouche.

    La Sicile

    J’avoue une attirance toute particulière pour la Sicile. Sauvage, à la fois magique et austère, l’île possède ce charme indéfinissable qui crée les légendes. En réalité, la force de la Sicile a toujours été intimement liée à celle de ses habitants même si l’influence de chaque peuple a su marquer une empreinte particulière, des Grecs aux Arabes.

    Déjà au VIIIe siècle avant J.-C., la production, la consommation et le commerce du vin rapprochaient la civilisation punique installée en Sicile occidentale et la civilisation grecque installée en Sicileorientale. Les amphores à vin puniques et monnaies grecques sur lesquelles sont gravées des grappes de raisin en témoignent. Un cépage de qualité, présent encore aujourd’hui dans l’île, le Grecanico, fut introduit par les colons grecs. Les vins de l’Etna, célébrés par Homère, Tucidide, Virgile et Tacite, étaient déjà considérés comme le “nec plus ultra” des produits de la vigne, cinq siècles avant notre ère. Au IIIe siècle avant J.-C., la Sicile devint romaine, et l’empire permit aux vinsd’arriver jusqu’en Gaule. On a d’ailleurs retrouvé à Pompéi, la ville ensevelie par l’éruption du Vésuve, des jarres de vin sicilien qui faisaient concurrence aux vins locaux de Campanie. Pendant les siècles suivants, les premiers de la période chrétienne, la structure du latifondium permit une nouvelle expansion. Lorsqu’au IXe siècle les Arabes arrivèrent en Sicile, la vigne ne fut plus cultivée pour produire du vin, mais la viticulture fit cependant un nouveau pas en avant : en effet, les Arabes cultivèrent beaucoup de raisin de table, créant l’industrie des raisins secs et introduisant le cépage Zibibbo (dont l’origine vient de zibib, nom d’un chef arabe).

    La viticulture et la production du vin revivent sous l’impulsion des Normands, puis des Souabes, s’accentuant encore sous les dominations aragonaise et espagnole, c’est-à-dire jusqu’au XVIIIe siècle. Sous les Bourbons, le vin sicilien franchit réellement les frontières de l’île (confer texte sur leMarsala). Ensuite, phylloxéra oblige, il faut attendre les années 1960 pour pouvoir parler d’une relance réelle de la viticulture sicilienne, qui a reconverti ses structures pour obtenir des vinsnouveaux (s’il en est), comme en Sardaigne. Oublié   l’arbrisseau à régime sec, ce système mycénien remontant à plus de 30 siècles, et remplacé ipso facto par des systèmes de plus vaste extension comme les espaliers et les baches pour diminuer la chaleur du terrain due au soleil et pour mieux conserver l’arôme du raisin que le Climat ensoleilllé a une fâcheuse tendance à dégrader. Bien sûr, l’irrigation des vignobles, qui supprime les aléas climatiques et la sécheresse, a enlevé à la viticulture de l’île ses angulosités, certains diront sa spécificité, et a ravi aux zones tempérées le secret de la maturation graduelle, subtile, permettant une production œnologique de qualité. C’est vrai que sous l’impulsion de son efficace Istituto Regionale della Vite e del Bino (Institut Régional de la vigne et du vin), créé en 1950, la Sicile adapte depuis une dizaine d’années son patrimoine de raisins, choisissant attentivement les vignes, sélectionnant parmi les cépages ceux qui s’adapteront le mieux au soleil sicilien, comme les Inzolia, Catarratto, Malvasia de Lipar, Grappato de Vittoria ou Nera d’Avola, rejoints depuis peu par des cépages    extérieurs. Toute la région se mobilise pour trouver de nouveaux débouchés et pour optimiser la distribution. Aujourd’hui, en dehors d’une production importante de vins de table, le pays produit  9 vins à appellation d’origine contrôlée et 11 bénéficiant d’une indication géographique. Les provinces vinicoles les plus importantes sont Trapani, Agrigente et Palerme.

    - Les vins blancs
    Parmi les vins blancs (11° à 11,5°), les appellations sont l’Etna Blanc (cépage Carricante), produit comme son nom peut l’indiquer aux pieds de l’Etna, et le Vin Blanc d’Alcamo, produit sur le territoire d’Alcamo et dans les communes situées entre les provinces de Palerme et de Trapani (prédominance du cépage Caratto Lucido).

    - Les vins rouges
    Trois appellations à découvrir : le Faro, produit dans le territoire de la commune de Messine, utilisant des raisins de Nerello Mascalese et de Nerello Mantellato , le Cerasuolo di Vittoria, produit surtout dans le territoire classique de Vittoria, Acate, Chiaramonte, Comiso et utilisant des mélanges de variétés composées de Frappato di Vittoria et de Calabrese, avec une tolérance allant jusqu’à 10 % maximum de Nero Grosso et Nerello Mascalese. A noter, le bon Etna rosé, connu déjà au temps d’Ulysse.

    - Les vins de dessert
    Vous l’aurez deviné, l’île est surtout connue pour son Marsala qui mérite une place à part (voir plus loin), produit en Sicile occidentale. Les autres DOC sont le Moscato di Noto, le Moscato di Siracusa, le Moscato di Pantelleria et la bonne Malvasia des îles Lipari. A part le Moscato di Pantelleria, obtenu avec le raisin Zibibbo, un beau vin exceptionnel en demi-doux ou doux, tous les autres vinssont obtenus avec leur raisin homonyme.

    Le Marsala

    Le Marsala est produit dans la province de Trapani avec des raisins de Catarratto, Grillo et Inzolia.

    Historiquement, vers 1770, les commerçants anglais avaient des contacts très intenses avec la Sicile; l’un d’eux, John Woodhouse, de Liverpool, avait probablement dans ses projets de trouver un vin capable de soutenir la comparaison avec les vins portugais et espagnols déjà assez connus en Angleterre. En 1773, son navire, l’“Elizabeth”, embarqua une cinquantaine de fûts (les pipes, de 412 litres chacune) destinés au marché anglais. Woodhouse, de peur que le produit ne s’altérât pendant le long voyage, ajouta de l’eau-de-vie de vin pour le fortifier, composant ainsi la formule définitive duMarsala, dont la fabrication requiert l’adjonction d’alcool de vin au moût en fermentation. L’amiral Nelson le qualifia de “vin digne de la table de tous les gentilhommes”, et au mois de mars 1800, il en commanda 500 pipes pour sa propre flotte méditerranéenne. Pendant un demi-siècle, les producteurs furent donc anglais. Puis en 1831,    de grands entrepreneurs, les Florio, bâtirent le premier établissement de       production du Marsala et l’exportèrent dans le monde entier ; pour mémoire, c’est précisément dans l’établissement des Florio qu’en 1862 l’illustre général Garibaldi apprécia l’une de ses cuvées, qui porte son nom : Marsala G.D. (ou Garibaldi doux). Dès 1931, le territoire de production du Marsala fut délimité, puis la réglementation  renouvelée en 1984 et 1986. Son élaboration consiste à ajouter de l’alcool de vin au moût en fermentation. Selon ses caractéristiques de production, de degré d’alcool et de durée du vieillissement, la loi distingue les types suivants : le Marsala Fin, avec un élevage d’un an minimum; le Marsala Supérieur (minimum de deux ans), le Marsala Réserve Supérieure (minimum de quatre ans), et le Marsala vierge et/ouSolera, c’est-à-dire très vieux et/ou de Réserve, qui demande un élevage de dix ans minimum. Le vieillissement est toujours fait dans du bois de valeur, le rouvre, et sa couleur passe de l’ambre clairà l’or et au rouge rubis intense. Goûtez-le à l’apéritif comme sur les desserts, voire sur un fromage bleu.

    Si l’on est roi chez soi, le Marsala ne trahit pas l’adage : sa production annuelle est pratiquement monopolisée par les Italiens eux-mêmes.

  • Pouilly-Fumé : de grands vins à prix très doux

    Pin it!

    Patrick COULBOIS

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un vigneron qui a créé son domaine en 1974 (9 ha dont 8,30 ha de Pouilly-Fumé et 0,70 ha de Pouilly-sur-Loir€). Ce vigneron passionné et talentueux a créé son exploitation en 1974, s'inscrivant ainsi dans une longue lignée familiale de vignerons, tant du côté maternel, que paternel. Les documents les plus anciens attestent en effet de la culture de la vigne par ses ascendants, au moins depuis le XVIIe siècle. "Les générations successives se sont enracinées sur les coteaux de Saint-Andelain, au coeur même du vignoble de Pouilly, me précise-t-il, dans ces terrains d'argile à silex peu étendus et particuliers à cultiver, où le Pouilly-Fumé trouve une expression unique, reconnue et appréciée des connaisseurs de tous pays. Afin de privilégier ce terroir de prédilection, ainsi que les marnes kimméridgiennes des "Cornets" et de la "Charnoie", j'ai préféré depuis plus de 30 ans, m'en tenir à une exploitation limitée en surface, plutôt que d'y adjoindre des parcelles où la typicité serait moindre que dans les sites "historiques" du vignoble, là où le Pouilly-Fumé a bâti une part importante de sa notoriété." Ce millésime 2011 est une année très particulière, poursuit Patrick Coulbois, avec un printemps très chaud, et une précocité de la vigne qui s'est confirmée tout au long du cycle. L'été n'a pas été exceptionnel, surtout en août, mais l'arrière saison nous a permis de récolter des raisins très sains puisque les conditions météo étaient peu propices au développement des maladies, c'est une année où les traitements ont été réduits au minimum. Bien qu'il soit encore un peu tôt surtout pour les terroirs àsilex, je dirais que les Vins sont un peu plus ronds que les années précédentes, bien aromatiques avec une acidité moyenne peut être un peu plus basse, une année vraiment particulière au point de vue équilibre pour laquelle je ne trouve pas vraiment d'équivalence avec les dix derniers millésimes." Formidable Pouilly-Fumé Les Cocques 2011, issu des coteaux à silex de la colline de Saint-Andelain provenant de sols d'argile et de silex qui se trouvent au sommet de la butte de Saint-Andelain, un vin que j'ai particulièrement apprécié, qui développe ces notes de fumé bien spécifiques, au goût de "pierre à fusil", très racé, très fin, très élégant, aux senteurs délicates où se décèlent les fleurs fraîches, le musc et les agrumes, vraiment remarquable (un cadeau pour 10 € environ). Beau 2010, un vin au nez fleuri,suave et puissant, avec cette touche d'acidité alliée à une rondeur agréable, marqué par des nuances d'agrumes et de tilleul, de robe jaune clair, très séduisant par sa structure et sa persistance d'arômes. Le Pouilly-sur-Loire est tout aussi séduisant, provenant d'un minuscule vignoble de Chasselas, un "vin de soif" comme on les aime (7,50 €). Pas la moindre hésitation.

     

    Les Berthiers
    58150 Saint-Andelain
    Tél. : 03 86 39 15 69
    Fax : 03 86 39 12 14
    Email : patrick.coulbois@wanadoo.fr
    www.patrick-coulbois.fr

    Voir son classement dans le Guide des Vins

    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 

    Scea Roger PABIOT et ses Fils

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Un domaine familial de 21 ha (certaines parcelles devignes ont plus de 80 ans), exploité par le père et les deux fils, Gérard et Bernard, passionnés et talentueux. Le vignoble est implanté sur les meilleurs coteaux dominant la Loire, ce qui lui permet d'avoir des sols très représentatifs : calcaire dur ou caillottes, argile à silex, terrasse sableuse et marnes kimméridgiennes, chaque sol apportant bien entendu une spécificité propre qui caractérise un vin possédant un terroir d'un autre qui n'en a pas. Vinificationblanc sec, pressoir pneumatique, cuves Inox, thermo-régulées, conservation tout l'hiver sur lies fines, première mise en bouteilles en mai. Élevage, cuves Inox, sur lies fines... Le Pouilly-Fumé Coteau-des-Girarmes 2011, tout en fraîcheur et minéralité, avec des arômes de citronnelle, est d'une grande finesse et d'une belle persistance (6,75 €). Le Pouilly-sur-Loire Vieilles vignes 2011 est frais et rond à la fois, aux connotations florales, de finale ample, un très joli vin qui allie intensité et souplesse, très agréable (5,10 €). S'il en reste, procurez-vous le Pouilly-Fumé cuvée silex de Tracy 2009, qui mêle le fruit à la structure, un vin ample, de bouche très harmonieuse et complexe (pomme, fleurs fraîches), tout en finale (7,50 €). Pas la moindre hésitation.

    Gérard et Bernard Pabiot

     

    Domaine LANDRAT-GUYOLLOT

    Le domaine de 16,50 ha, constitué de parcelles situées dans des lieux-dits réputés, a été patiemment réuni par dix générations de vignerons, sur un terroir de marnes kimméridgiennes et de silex, de solsargilo-calcaires et siliceux. Une réussite avec ce Pouilly-Fumé Gemme de Feu 2011, issu de vignes deSauvignon en terroir de fossiles silicifiés, de dragées de quartzs et de silex de différentes tailles, très légèrement poivré comme il le faut, à dominante de fruits secs (abricot) et de citronnelle, un vin élégant, de jolie robe dorée, de bouche persistante. Le Pouilly-Fumé La Rambarde 2011, sol argilo-calcaire, élevage sur lies fines, de robe jaune clair, fleure le musc et l'aubépine, tout en bouche, d'une belle finale, riche et séduisant au nez comme en bouche. Il y a également le Pouilly-Fumé Gemme Océane 2011, tout en fruits, très rond en bouche, structuré et parfumé, au nez subtil, un vin de robe limpide, D'une jolie finesse au palais. Goûtez le Pouilly-sur-Loire Les Binerelles 2011 (localement les binerelles sont les cigales dont le chant accompagne le binage), un pur Chasselas, un joli vin où se décèlent des nuances de citronnelle. Pas d'hésitation.

     

    Les Berthiers 16, rue du Mont Beauvois
    58150 Saint-Andelain
    Tél. : 03 86 39 11 83
    Fax : 03 86 39 11 65
    Email : landrat-guyollot@wanadoo.fr
    www.landrat-guyollot.com

    Voir son classement dans le Guide des Vins
    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 
     

    Domaine CHAMPEAU

    Au sommet. Troisième génération de vignerons pour ce domaine de 15 ha en Sauvignon et 1,5 ha enChasselas. C'est le grand-père paternel Léon Champeau qui commença l'exploitation en 1942, suivi par ses fils René et Christian, et aujourd'hui, ce sont Franck et Guy Champeau, les deux cousins associés, qui s'occupent du Domaine. "Nos sols sont travaillés de plus en plus par binage pour limiter l'utilisation de désherbant, précise-t-on, la fumure utilisée provient des fermes voisines. Nous pratiquons depuis plusieurs années une protection phytosanitaire raisonnée, pour le respect de la faune et de nos terroirs. La vinification se fait en cuves inox, la fermentation à température contrôlée, interviennent ensuite lesoutirage puis le collage suivi du remontage des lies fines, afin de donner de la rondeur et complexearomatique." Vous aimerez ce Pouilly-Fumé Silex 2010, très caractéristique de son terroir argilo-siliceux composé de Silex rouges, racé et poivré comme il se doit, racé, riche et séduisant, aux notes de noix fraîche, de bouche suave, très séduisant par sa structure et sa persistance d'arômes, vraiment très abordable (10,50 €). Leur. Pouilly-Fumé cuvée Vieilles Vignes 2010, élevé en barriques, très marqué par ce sol de Silex (pur Silex, sur sols argilo-calcairesargile à Silexcalcaire), est ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, de bouche suave, mêlant finesse et persistance (11,70 €). Excellent Pouilly-Fumé 2010 (sol argilo-calcaireargile à Silexcalcaire portlandien), un vin au nezd'amande et de coing, un vin vif et ample, intense en bouche, charmeur avec des notes de fruits secs(7,10 €). Très joli Pouilly-sur-Loire, pur Chasselas, au nez de noisette et de fruits frais, bien rond, classique et aromatique, très agréable sur des huîtres. Aucune hésitation, bien entendu.

    Franck et Guy Champeau

    Le Bourg
    58150 Saint-Andelain
    Tél. : 03 86 39 15 61
    Fax : 03 86 39 19 44
    Email : domaine.champeau@wanadoo.fr
    www.domainechampeau.com

    Voir son classement dans le Guide des Vins

    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 

    Francis BLANCHET

    Le vignoble est composé de 9,5 ha répartis sur différents sols (marnes kimméridgiennes, argiles à silex, calcaires du barrois et calcaires en plaquettes de villiers). "Notre philosophie, précise-t-on, est de préserver l'héritage de nos anciens : la qualité et la diversité de nos terroirs, ceci afin de pouvoir les transmettre à nos enfants. Depuis plus de 15 ans, nous avons choisi de protéger la diversité biologique de nos sols. En fonction des parcelles, soit nous enherbons les rangs de vigne soit nous passons la charrue et les interceps afin d'enlever les herbes indésirables. En effectuant plusieurs fois par semaine le tour régulier de toutes nos parcelles, nous réfléchissons nos interventions phytosanitaires afin de réduire l'impact sur l'environnement. Cette conduite raisonnée du travail de la vigne favorise la protection de la plante, des terroirs et permet de produire des raisins de meilleure qualité." On comprend mieux la qualité de ce Pouilly-Fumé Silice 2011, marqué par son terroir argilo-siliceux (vignes de 20 ans), issu d'un pressurage direct, sans macération, aux accents de citron et de noisette, de bouche puissante et persistante, de belle robeferme et suave au palais (7,70 €). Le Pouilly-Fumé Kriotine 2011, Sauvignonissu de sélection massale dans de très vieilles vignesfermentation avec des levures indigènes, pressurage immédiat (sans macération) lent et à faible pression, est un vin racé, de couleur jaune d'or, au nez d'agrumes, séduisant par sa structure distinguée et florale en finale (7,70 €). Beau Pouilly-Fumé Calcite 2011, médaille d'or au concours général Agricole Paris 2012, un vin d'une très jolie finesse, aunez complexe et puissant (acacia, fougère, poire), d'un bon équilibre, de bouche parfumée et ample (7,20 €). Remarquable rapport qualité-prix-plaisir. Aucune hésitation non plus.

     

    Le Bouchot 33 et 35, rue Louis-Joseph-Gousse
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Tél. : 03 86 39 05 90
    Fax : 03 86 39 13 19
    Email : francisblanchet@orange.fr
    www.vins-francis-blanchet.fr

    Voir son classement dans le Guide des Vins
    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 
     

    CAVES de POUILLY-SUR-LOIRE

    Au sommet. Une cave de premier ordre qui vinifie environ 15% de la production, sur des solsKimmeridgiens coquillés principalement (terres blanches), d'argiles à silex (Saint-Andelain), de Portlandien et des terrasses alluviales en bord de Loire. Vous aimerez comme moi le Pouilly-Fumé Les Chevalières 2010, tout en finesse aromatique (fleurs fraîches, tilleul…), un vin harmonieux en bouche, complexe, très fruité, avec cette pointe d'épices et cette charpente à la fois puissante et distinguée. Très savoureux Pouilly-Fumé Tonelum Vieilles Vignes 2010, fort bien élevé en fûts de chêne, toujours très typé, suave, au bouquet complexe où s'entremêlent des notes d'amande, d'abricot et d'épices. Beau Pouilly-Fumé Quercus 2010, tout en nuances, rond en bouche, structuré et parfumé, au nez subtil, ample et persistant, vraiment racé et distingué. Le Pouilly-Fumé Les Moulins-à-Vent blanc 2011, très équilibré, parfumé, bien sec et complexe en bouche, alliant structure et finesse, un vin qui m'a beaucoup plu. Goûtez le Coteaux-du-Giennois Les Larmes de Pierre 2011, de robe brillante et limpide, bouqueté, d'une jolie rondeur, bien typé, bien persistant comme ce Pouilly-Sur-Loire Fleur de Pierre 2011, franc et frais, un vin classique, marqué par son fruitPrix très sages, ce qui ne gâte rien. Pas la moindre hésitation.

    Directeur : Christophe Denoël

    Les Moulins-à-Vent - BP 9
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Tél. : 03 86 39 10 99
    Fax : 03 86 39 02 28
    Email : caves.pouilly.loire@wanadoo.fr
    www.cavespouillysurloire.com

    Voir son classement dans le Guide des Vins
    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 
     

    BARILLOT Père et Fils

    Au sommet. Né aux environs de 1770, le domaine familial est situé au coeur du vignoble de Pouilly, sur 11 ha (95 % en Sauvignon duquel est issu le Pouilly-Fumé et 5 % en Chasselas, qui produit le Pouilly-sur-Loire, terrains argilo-calcaires, élevage en cuves Inox thermo-régulées). J'ai beaucoup aimé le Pouilly-Fumé Camillium 2011, issu de vieilles vignes, au nez minéral, de belle robeferme et suave en bouche, très persistant, où s'entremêlent des notes d'amande, de pêche et de bruyère, un vin vraiment réussi. à un prix défiant toute concurrence (7,50 €). Excellent Pouilly-Fumé 2011, avec cette nervosité en bouche caractéristique, alliant charpente et finesse, d'une belle finale, à ouvrir sur des quenelles de brochet (6,90 €). Goûtez aussi leur Pouilly-sur-Loire 2011, au nez fleurisuave et puissant, avec des nuances d'agrumes, de robe jaune clair, très séduisant par sa structure et sa persistance d'arômes (5 €). Aucune hésitation.

     

    36, rue Louis-Joseph-Gousse - Le Bouchot
    58150 Pouilly-sur-Loire
    Tél. : 03 86 39 15 29
    Fax : 03 86 39 09 52
    Email : barillotpouilly@wanadoo.fr

    Voir son classement dans le Guide des Vins
    Accorder ce vin avec le plat idéal dans IdéeVins 
     
     
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu