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  • Top Vignerons Région Provence-Corse

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    534.jpgLe vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un microclimat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980... 

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”... Lire la suite

     

    Top Vignerons Région Provence-corse

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    Prix d’Honneur

    Georges Delille (Terrebrune)
    Jean-Luc Dumoutier (Olivette)

    Prix d’Excellence

    Satisfecits

    Famille Colomb (Oullières)
    Jean-Louis Masurel (Trians)
    Famille Sumeire

    Lauréats

    Michel d'Espagnet (Pourcieux)
    Famille Garcia (Cancerilles)
    Famille Leuschner (Grand Fontanille)
    Sophie Moquet (Crémade)
    Guillaume Reynier (Val de Caire)
    Alain de Welle (Pinchinat)

    Espoirs

    Éric Poli (Alivu)

    Guide des vins
    Millesimes

  • Les Vins de Jura et Savoie méritent le détour

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    Jura

    Les vins possèdent une palette unique : les blancs et les rouges méritent une dégustation, les rosés sont souvent superbes et s’associent à ces rares et complexes vins jaunes aux arômes de noix qui atteignent leur apogée au bout de 20 à 25 ans, et aux vins de paille, des vins de liqueur faits de raisins surmaturés conservés sur un lit de paille.

    Le Jura viticole jouit d’au moins 2 000 ans d’existence. Importateur au départ de ses propres vins, l’occupant romain y décela vite des prédispositions vitivinicoles. Le vignoble s’étend sur 1 750 ha, à une altitude comprise entre 200 et 450 m. Bleues, grises, noires et rouges, les marnes dans le Jura forment l’essentiel du sol et a fortiori le sous-sol de son vignoble, le tout à une altitude de 200 à 450 m. Il n’y a guère qu’au nord entre Salins et Arbois qu’elles sont en position d’infériorité, ensevelies par des éboulis calcaires tombés au premier plateau. Ces éboulis constituent le support de prédilection du cépage rouge Trousseau. La prédominance marneuse se situe en déclivité assez forte, obligeant fréquemment les Vignerons à remonter la terre du fait de l’érosion. Elle date du secondaire, soit 150 millions d’années. Cette formation appelée aussi jurassique se caractérise par des plissements et failles ainsi que plusieurs étages correspondant aux différentes couleurs de terre. Celle-ci, mélange d’argile et de calcaire, est lourde, compacte, très difficile à travailler.

    Jean-Louis TISSOT

    Jean-Louis TISSOT


    Valérie et Jean-Christophe Tissot
    Caveau de Vauxelles
    39600 Montigny-les-Arsures
    Téléphone :03 84 66 13 08
    Télécopie : 03 84 66 08 09
    Email : jean.louis.tissot.vigneron.arbois@wanadoo.fr

    Un domaine de 15 ha de vignes (en blancs : Chardonnay 4,5 ha soit 33% du vignoble, Savagnin 2,5 ha soit 17%; en rouges : Poulsard 6 ha (42%), Trousseau 1,5 ha (6%), Pinot Noir 0,5 ha (2%), âge des vignes 35 ans). Tout en nuances d'arômes, cet Arbois Trousseau 2005 est très harmonieux, de bouche dense, aux tanins bien fondus, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée, médaille d'Or au Concours du Jura. L'Arbois Vin de Paille 2003 est tout en moelleux, avec des nuances de pêche très mûre et de miel, un vin très élégant, très prometteur. Le Poulsard, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, complexe, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Remarquable Vin Jaune 2002, médaille d'Or au Concours des Vins du Jura, de robe Jaune doré, au nez subtil de noix, de bouche puissante et distinguée, tout en souplesse, vraiment très réussi.

    Domaine de la PINTE

    Domaine de la PINTE


    Propriétaire : famille Martin Gérant : Pierre Martin Directeur : Bruno Ciofi
    Route de Lyon
    39600 Arbois
    Téléphone :03 84 66 06 47
    Télécopie : 03 84 66 24 58
    Email : accueil@lapinte.fr
    Site : www.lapinte.fr

    Un vignoble de 30 ha. Bel Arbois Pupullin Chardonnay 2006 Bio, médaille d'Argent au concours des Vins du Jura, élevage 36 mois en fûts de chêne, de robe jaune doré, c'est un vin puissant aux notes de poire d'agrumes et de miel, tout en rondeur, frais et fruité, avec une finale minérale, à découvrir sur du saumon fumé ou une tarte aux poireaux. L'Arbois Savagnin 2005 Bio, élevage 48 mois en fûts, au nez complexe de fruits secs et confits subtilement épicé, est d'une belle persistance aromatique et d'une finale acidulée, idéal sur les plats exotiques (curry, safran). Le Vin jaune 2002, récolte manuelle, pas plus de 20 hl/ha, élevage 6 ans en fûts, sans ouillage, sous voile de levures, un vin puissant aux arômes de fruits secs, de bouche soyeuse, ronde avec une intensité bien parfumée en finale, à déguster sur un coq au vin jaune. Bon Arbois Poulsard 2005, de robe rouge clair, au nez de fruits rouges, de réglisse et d'épices, à déguster sur un caneton roti.

    Joseph DORBON

    Joseph DORBON


    Mr Dorbon
    Place de la Liberté
    39600 Vadans
    Téléphone :03 84 37 47 93
    Télécopie : 03 84 37 47 93
    Email : contact@vigneron-dorbon.com
    Site : www.vigneron-dorbon.com

    Valeur sûre avec cet Arbois Chardonnay Vieilles Vignes 2005, très bien élevé en pièces de 225 l pendant 36 mois, issu de Vignes de plus de 40 ans (vendanges manuelles), persistant au nez comme en bouche, de robe dorée, d'une jolie finale aromatique, un vin riche et puissant. L'Arbois Trousseau Vieilles Vignes 2005, élevage 12 mois en cuves Inox et issu de Vignes de plus de 40 ans, vendanges manuelles, de belle teinte, rond et fruité, un vin très aromatique en bouche. Savoureux Pinot Vieilles Vignes 2005, bien élevé 12 mois en pièces, de robe pourpre, au nez dominé par la fraise et la mûre, riche, structuré, d'une jolie finale, un vin aux tanins mûrs mais bien présents, de très bonne évolution.

    Domaine MACLE

    Domaine MACLE


    Laurent Macle
    Rue de la Roche
    39210 Château-Chalon
    Téléphone :03 84 85 21 85
    Télécopie : 03 84 85 27 38
    Email : maclel@wanadoo.fr

    Toujours au sommet. Une maison créée en 1850, 12 ha de vignes en Château-Chalon et en Côtes-du-Jura, sur des terres argilo-calcaires et éboulis de falaises en surface, exposition sud-est et plein sud. Le Château-Chalon possède une typicité propre par rapport aux autres Vins Jaunes, expliquée par son terroir de marnes gris bleuté du lias augmentées du cailloutis provenant des falaises supérieures, aidant au réchauffement du raisin et à sa meilleure maturation. Les vignes en coteaux et souvent à très forte pente (45%) expliquent la passion des hommes pour cultiver leur vignoble (travail à la chenille, façonnage des terrasses...) et défendre cette appellation, n'hésitant pas à mettre en place une dégustation d'agrément en fin d'élevage, avant la mise en bouteilles. On remarque le sceau de l'AOC sur la bouteille clavelin caractéristique. Exceptionnel Vin Jaune Château-Chalon 2003, issu d'une sélection de vieilles vignes (35 hl/ha, Savagnin) et d'un petit vignoble planté sur un sol argilo-calcaire, un grand vin racé, élevé très soigneusement en fûts de chêne 6 ans minimum, de très grande évolution (certains se gardent un siècle), qui vaut largement son prix quand on sait les soins qu'il faut lui consacrer. Remarquable Côtes-du-Jura blanc 2007, issu des Chardonnay (80%) et Savagnin (20%) plantés aussi sur un terroir argilo-calcaire en fortes pentes exposées au sud-sud-est, complexe, tout en finesse, au nez subtil à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, de bouche franche, fraîche et persistante. Leur Macvin du Jura est une référence, à savourer pour lui-même, devant un feu de cheminée.

    Guide des vins
    Millesimes

    En Savoie, en Roussette comme en Mondeuse, en Apremont comme en Jongieux, le vignoble associe remarquablement ses vins à la cuisine régionale. Le terroir a son importance ici, comme le vigneron. La diversité des terrains (mélange de blocs rocheux marno-calcaires émanant du Granier avec les sols en place pour les vins d’Abymes et d’Apremont, par exemple) constitue le terroir de prédilection du cépage fondamental pour les blancs secs de Savoie, la Jacquère.

    Les rouges, provenant du Gamay noir à jus blanc comme ceux de Chautagne, et ceux issus de la Mondeuse, aux arômes de fraise et de violette, dont le bouquet s’épanouit en vieillissant comme ceux des vins de Pinot, sont fins et fruités. Ici, les vins sont élaborés selon des méthodes traditionnelles et ces blancs, dont les crus les plus typés se caractérisent par une robe brillante et un fruité discret à la nuance de noisette, ont une véritable spécificité.

    Jean PERRIER et Fils

    Jean PERRIER et Fils


    Gilbert Perrier
    BP 3
    73800 Saint-André-les-Marches
    Téléphone :04 79 28 11 45
    Télécopie : 04 79 28 09 91
    Email : vperrier@vins-perrier.com
    Site : www.vins-perrier.com

    Au sommet. Une belle maison dirigée par le chaleureux Gilbert Perrier, chevalier de l'ordre du Mérite agricole. La famille Perrier perpétue depuis 1853 l'art de vivre ici : 157 ans de passion pour la vigne et le vin, 57 ans de négoce, et un domaine patrimonial de 50 ha . Superbe Chignin-Bergeron Fleur de Roussane 2008, où s'entremêlent des notes d'amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante et persistante. La Roussette de Savoie Cru Monthoux 2008, médaille d'Or au Concours de Macon en 2009, est de belle robe brillante et limpide, marquée par son terroir, d'une très grande finesse, au nez de fleurs et de fougère, tout en complexité d'arômes. La Roussette-de- Savoie blanc Marestel est vraiment agréable en finale, à déboucher sur un saumon grillé, tout en finesse et persistance comme le Chautagne Gamay rouge cuvée Réservée 2008, bien corsé et très parfumé, ample et chaleureux. L'Apremont cuvée Gastronomie, alliant rondeur et fraîcheur, au nez envoûtant, est un vin riche au nez comme en bouche. Goûtez l'Apremont Fleur de Jacquère 2008, tout en finesse aromatique, harmonieux, bien équilibré en acidité, très élégant, au nez de rose et d'amande, de bouche flatteuse comme la Mondeuse Vieilles Vignes 2008, de robe rubis intense, de bouche puissante avec des nuances de prune fraîche, parfumée et réussie. La Roussette-de-Savoie Château de Monterminod 2008, exclusivité de leur domaine, très typée, est un vin tout en nuances, complexe et raffiné, avec ces notes de noix fraîche en finale, très abordable. Goûtez la Méthode Traditionnelle blanc brut, équilibrée, harmonieuse, d'une jolie finale, aux notes de petits fruits mûrs et de tilleul en finale, qui mérite une cuisine riche, d'une belle harmonie, très réussie comme la Méthode Traditionnelle rosé, issue du cépage Gamay, florale et fruitée, de belle teinte, équilibrée, avec des senteurs de fruits rouges frais, une cuvée à découvrir sur les desserts.

    Alain BOSSON

    Alain BOSSON

    (CHAUTAGNE)
    Alain Bosson
    Domaine du Véronnet La Chetraz
    73310 Serrières-en-Chautagne
    Téléphone :04 79 63 73 11
    Télécopie : 04 79 63 73 11
    Email : alain.bosson@wanadoo.fr
    Site : www.veronnet.com

    Vignoble de 9 ha. Soucieux de respecter le terroir, Alain Bosson a enherbé ses vignes dès 1987 pour limiter l'érosion et l'emploi d'herbicides. On se fait plaisir avec le Chautagne Mondeuse Excellence 2005, une cuvée élevée en fûts de chêne, où dominent des notes de griotte et d'épices, un vin de structure harmonieuse, de robe rubis pourpre, de bouche fondue où domine le pruneau confit, d'excellente évolution. Tout aussi savoureux, le Chautagne Mondeuse 2008, au nez où dominent le pruneau et la framboise, de bouche flatteuse et riche à la fois, avec des tanins veloutés.
  • Les meilleurs blancs de Loire

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    568.jpgDe Sancerre à Saumur, de Vouvray à Pouilly...

    Au XIe siècle, la culture de la vigne en Anjou est fort importante, contribuant à la richesse de ce pays. Jusqu’alors, seul le seigneur du vignoble pouvait vendre son vin, à un moment précis de l’année. Cet avantage ou “droit de banvin” fut supprimé en 1135 par le comte d’Anjou, Geoffroi le Bel, favorisant le commerce des vins. Des marchands pouvaient venir de l’extérieur pour acheter du vin, les Angevins, d’autre part, avaient la faculté de se livrer aux exportations de leurs vins en les expédiant par bateau le long de la Loire. Un peu plus loin, le vignoble de Saumur subissait le contrecoup de la concurrence angevine. Les Saumurois prièrent, alors, le comte d’Anjou d’alléger également leurs charges féodales. Celui-ci y consentit en 1138. Il leva son droit de banvin et transforma l’impôt prélevé sur les vignes par une taxe annuelle fixée au jour de la Saint-Martin. Les sacrifices étant souvent récompensés, les Saumurois eurent la satisfaction de voir leur vin servi en 1241 au dîner royal organisé pour Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis... LIRE LA SUITE

     

    Actualité du vignoble
    Classement Val de Loire Rouges
    Tout savoir sur le vignoble
    Vignerons sélectionnés

     

    Guide des vins
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    CLASSEMENT 2011 VAL DE LOIRE VINS BLANCS

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    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR

    VOUVRAY
    BEAUREGARD (S)
    LA PALEINE (S)
    Clos de L'ÉPINAY (V)
    GAUDRELLE (V)
    La GUILLLOTERIE (S)
    MOINES (Sav)
    VALMER (V)
    AUBERT (V)
    BOURILLON-DORLÉANS (V)
    (BELLEVUE (Sav))
    Damien LAUREAU (Sav)
    Sébastien BRUNET
    (MATIGNON (A))
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON


    NATTER (S)
    BROCK/SARRY (S)
    GITTON (S)
    PABIOT (PF)
    CHAMPEAU (PF)
    CHEVREAU (S)
    COULBOIS (PF)
    André DEZAT (S)
    Éric LOUIS (S)
    CAVES DE POUILLY (PF)
    J.-M. ROGER (S)
    THOMAS (S)
    BARILLOT (PF)
    BLANCHET (PF)
    BOUCHIÉ-CHATELLIER (PF)
    FOUASSIER (S)
    LANDRAT-GUYOLLOT (S)
    LAUVERJAT (S)
    Roger NEVEU (S)
    Daniel REVERDY (S)
    CHAMPARLAN (S)
    Pascal JOLIVET (PF)
    REDDE (PF)
    SAGET (PF)
    (THAUVENAY)
    Thierry VERON (S)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
    BUISSE (T)
    CHARMOISE (T)
    DOZON (C)
    MALBÈTE (R)
    RENAUDIE (T)
    TEILLER (MS)
    COMMANDERIE (Q)
    GILBON (MS)
    MANDARD (T)
    MARDON (Q)
    CHAISE (T)
    CHARBONNIER (T)
    MONTIGNY (T)
    LECOMTE (Q)
    Adèle ROUZÉ (Q)
    CHEVILLY (Q)
    Jacques ROUZÉ (Q)
    VILLALIN (Q)
    MOELLEUX
    Clos de L'ÉPINAY (V)
    TROTTIÈRES (CL)
    VALMER (V)
    LA VARIÈRE (B)
    AMBINOS (CL)
    FONTAINERIE (V)
    GAUTHIER-LHOMME (V)
    GODINEAU (B)
    HAUT PERRAYS (CL)
    LEBLOIS (M)
    L'OUCHE GAILLARD (V)
    ROCHETTES (CL)
    BRISEBARRE (V)
    DULOQUET (CL)
    L'ÉTÉ (CL)
    SOUCHERIE (CL)
    PETIT COTEAU (V)
    (BELLEVUE (CL))
    (PONT de LIVIER (CL))
    CREMANTS

    BOUVET (S)
    BEAUREGARD (S)
    BOURILLON-DORLÉANS (V)
    BRISEBARRE (V)
    Clos de L'ÉPINAY (V)
    LA PALEINE (S)
    VALMER (V)
    CLOS des CORDELIERS (S)
    LA GUILLOTERIE (S)
    PETITE CHAPELLE
    AUBERT (V)
    (CHAMPALOU (V))
    (DARRAGON)
    LEBLOIS (M)
    MUSCADET
    AUTRES

    Robert CHÉREAU
    POIRON-DABIN
    TOURLAUDIÈRE
    BRÉGEON
    MORILLEAU
    BIDIÈRE
    COGNETTES
    Bruno CORMERAIS
    ELGET
    GUÉRANDE
    MÉNARD-GABORIT
    POITEVINIÈRE
    PYRONNIÈRE
    TOPAZE
    COING SAINT-FIACRE
    ESPÈRANCE
    PROVOST
    RIGOLES du PIN

    ANJOU
    SAUMUR

    VOUVRAY
    ETERNES (S)
    (FL (Sav))
    FONTAINERIE (V)*
    GRANDE FOUCAUDIÈRE (T)
    ARMAND-DAVID (S)
    GRANDES VIGNES (A)
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON 

    BONNARD (PF)*
    TISSIER (S)*
    GRALL (S)*
    PLANCHON (S)
    RAIMBAULT (S)
    Serge LALOUE (S)
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
    AUMONIER (T)
    BALLANDORS (Q)
    MALIDORES (T)
    (PORTIER (Q))
    VAUCORNEILLES (T)
    CLÉMENT (MS)
    NOBLAIE (C)
    PRIEURÉde SAINT-CÉOLS (MS)
    MOELLEUX

    JUCHEPIE (CL)
    MOULIN de CHAUVIGNÉ (CL)*
    NOYERS (CL)
    PETITE CROIX
    (DEUX VALLEES (CL)*)
    CREMANTS

    GRATIEN-MEYER
    MUSCADET
    AUTRES


    DURANDIÈRE*
    FAY D'HOMME*
    MANOIR de la MOTTRIE*
    Henri POIRON
    BONNET-HUTEAU
    (CHAUSSELIÈRES)
    HAUTE-ROCHE
    PIERRES MESLIERES
    MERCREDIERE
    (VINET)

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU
    SAUMUR

    VOUVRAY
    SANCERRE
    POUILLY-FUME
    MENETOU SALON 

    (BUISSONNES (S)*)
    (CHAMPAULT)
    (CHATELAIN (PF))
    (VENEAU (PF))
    TOURAINE CHINON
    QUINCY RUEILLY
    (LOUET-ARCOURT (T))
    MOELLEUX

    BERGERIE (QC)*
    ROCHER (CL)*
    CREMANTS

    MUSCADET
    AUTRES


    Journal du Vin
    Dietetique

     

  • Midi - Pyrénées : vins et spécialités du terroir

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    MIDI TOULOUSAIN - PYRÉNÉES

    Ce sont des régions connues pour leur bonne chère, aux spécialités rustiques et solides. La viande la plus utilisée est l’agneau, préparé sous toutes ses formes. Le lait, lui sert à la fabrication du roquefort ; les peaux rejoignent les usines d’où elles ressortent transformées en gants… Dans le Rouergue, on ne fait pas mentir les proverbes, la preuve, « tout est bon dans le mouton » ! Cette cuisine utilise aussi le porc, les oies et canards, ainsi que les veaux élevés sous la mère.

    Le gibier à poil (lièvre, sangliers, et une race de chamois en voie d’extinction, les isards, que l’on peut rencontrer dans les Hautes-Pyrénées) et le gibier à plumes(grives, palombes, bécasses et perdrix) ont une place prépondérante.

    Évidemment, dans ces pays, nombreuses sont les spécialités charcutières : foie gras d’oie ou de canard, confits, magrets –toujours de ces même volailles– et même confits de porc, et tout ce qui en découle : jambons crus, cuits, saucissons, saucisses, ainsi que des préparations typiques tels le « cambayou », jarret de porc salé, le « coustellou », travers de porc, le « said », panne de porc à consommer rance dans une soupe. Les boudins n’ont pas été oubliés, le blanc appelé « melsat », le noir (« galabart ») et l’andouillette, saucisse à base de couenne. Pour Pâques, les habitants des ces régions dégustent au petit déjeuner, accompagné de radis, le « fetze », saucisse de foie de porc conservée deux mois dans la saumure puis séchée. Le mouton, si prisé, se retrouve sous forme de tripes, de gras-double. A goûter particulièrement celles du Rouergue, avec du jambon. Mais si vous préférez, il y a les ballotines de dinde, les cailles farcies au foie gras que l’on trouve dans le Lot, à Cahors, et qui sont toujours très appréciées.

    En revanche, peu de poissons dans ces régions, principalement des truites, des sandres, des brochets, goujons et saumons que l’on pêche dans l’Adour.

    Bien que dans le Lot, le marché de la truffe soit très important, nous ne retrouvons pas ce légume dans les plats régionaux, ou vraiment très rarement. Les soupes, elles, sont très variées, le plus souvent à base de fèves avec du lard, du jambon, de la mie de pain, de la menthe et de l’ail, ou seulement avec du lard légèrement ranci placé dans une boîte trouée, c’est alors la « gargoutière ».

    La soupe aux choux a plusieurs variantes : en Ariège on rajoute du confit, dans l’Aquitaine on lui adjoint du porc et des haricots, c’est l’« ouillade ». Elle peut être préparée avec une carcasse d’oie ou agrémentée de pain et de morceaux de fromage de Laguiole trempés dans l’huile, devenant alors « soupe de laguiole ». Le pot-au-feu de poule régional, le « mourtaïrol », est préparé avec du safran. Il peut être également cuisiné à partir de bœuf haché, de légumes et de marrons, mais reste toujours parfumé au safran, c’est ce qui fait son originalité. Une autre spécialité aveyronnaise à goûter les pour les soirs de grand froid : la soupe aux châtaignes, appelé « bajanne rouergate ».

    Le fromage est bien entendu le grand maître, surtout avec le roquefort qui porte le nom du pays où il est produit. Acheté directement dans les caves, il est particulièrement enthousiasmant, à base de lait de brebis et fort crémeux. Une autre spécialité faite à base de lait de vache, le laguiole, qui comporte quelques similitudes avec le cantal, la seule différence provenant des laits –ce sont les vaches de race Aubrac qui donnent leur lait pour le laguiole et celles de Salers pour le cantal...

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  • Le Top des vins blancs de Bourgogne

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    L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons. Globalement, les Grands Crus sont régulièrement “supérieurs” aux Premiers Crus, l’exception et le talent de l’homme confirmant la règle.

    Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crusclosclimats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Comment expliquer que l’on puisse trouver autant de différence entre un Nuits-Saint-Georges ou un Pommard, un Meursault ou un Montrachet, quand on sait que le cépage (Pinot Noir ouChardonnay) est unique, et que l’on ne peut pas “jouer” sur la proportion des raisins ?

    Inutile que je rappelle que les plus grands vins blancs secs du monde proviennent de la Côte de Beaune. Pour exemple aujourd'hui, Meursault : Le vignoble est étalé en pentes douces, entre 230 et 360 m d’altitude. L’orientation est très favorable par son ensoleillement maximal. L’abondance de marnes blanches en milieu calcaire explique la prédominance de la production de vins blancs, car elles sont plus compatibles à l’acclimatation du Chardonnay. Le Meursault blanc a un bouquet très capiteux, typé amande amère ou sèche, feuillage, croûte de pain chaude, pomme reinette ; ils sont, en bouche, très consistants, avec un moelleux abondant qui touche à l’onctuosité. Leur persistance est sensationnelle. Certains Premiers Crus comme Aux Perrières, Le Poruzot, Les Bouchottes, Les Caillerets, Les Genevrières ou Les Charmes, provenant de propriétaires hors pair, sont alors exceptionnels, envoûtants, riches, moelleux, très typés, puissamment mais subtilement bouquetés (fleurs blanches et fruits secs), d’excellente évolution. Avec eux, nous entrons dans la catégorie des plus grands vins du monde. Les (rares) vins rouges sont fins et de charpente souple.

    Ici, il y a donc les incontournables qui élèvent quelques-uns des plus grands vins blancs du monde, tant cette catégorie ne supporte pas de comparaison (Clos des PerrièresAmpeauAntonin GuyonChartron…); d’autres avec des vins vraiment exceptionnels pour leur rapport qualité-Prix-typicité (Blondeau-DannePrieur-BrunetPrunierMareyVincent BacheletDelagrangeGirardCapron-CharcoussetJomainCarillonVirely-RougeotDenis Père et Fils, Gérard Doreau,,…), et enfin un véritable vivier de crus que l’on retrouve notamment dans la catégorie des Deuxièmes Grands vins Classés, dans l’ensemble des appellations.

    Millesimes
    Millesimes

    N'hésitez pas à "taper" dans des millésimes anciens (15 à 20 ans, minimum) : vous atteindrez le summum de la complexité d'arômes, où le musc s'allie au tilleul, la rose à la noisette.

    Il en va de même à Chablis (TremblayPinsonRobin...) où il faut prendre le temps d'attendre ces grands vins racés et minéraux, uniques grâce à leurs sols de marnes de Kimméridgien. Ce territoire résulte d’une délimitation de l’Institut national des appellations d’origine (Inao). Mais en fait, il résulte d’une longue sélection des terrains aptes à produire les meilleurs vins, faite par les moines au xiie siècle et poursuivie par les générations des vignerons qui ont suivi. On peut observer que ce territoire est situé sur un ensemble de terrains formés à une époque bien précise dans l’histoire de la formation de la terre, il y a plusieurs millions d’années. Les géologues lui ont donné le nom de Kimméridgien, par référence aux terrains de la baie de Kimmeridge en Angleterre. De belles valeurs sûres encore avec Alain Geoffroy,NaulinDomaine du ChardonnayDampt...

    Bien entendu, ici comme ailleurs, quelques producteurs élèvent des vins trop “travaillés” (et bien chers) où le fût neuf est employé à l’extrême, et tout le baratin que l’on va vous raconter ne remplace pas le terroir...

    Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

    Quel intérêt de boire un vin de Chardonnay planté n'importe où, en Languedoc comme en Australie, qui a le même goût qu’un autre vin blanc issu du Sauvignon ou de je ne sais quoi. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Meursault “minéral” ou un Puligny-Montrachet voluptueux… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de chèvrefeuille ou de cannelle, tel autre celui du lis ou de noisette.

    Mes Classements vous permettent de faire le point, en tenant compte qu’il existe une véritable hiérarchie interne à chaque catégorie et qu’il ne faut pas comparer, bien sûr, un classement d’une appellation à celui d’une autre appellation.

    Voir LES MEILLEURS VINS DE L'ANNEE EN CÔTE DE BEAUNE

    Vins du siecle
    Vins du siècle

    Le point sur les millésimes

    En Bourgogne, le millésime 2007 est très réussi, très minéral, en blanc (très beaux Chablis) comme en rouge, ces derniers largement supérieurs au 2006. Les millésimes 2008, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 1999 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, dans la lignée du 2000, dans les deux couleurs, qui côtoie donc un 2003 atypique, comme le grand 2005, qui demande de la patience. Superbesbouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 1999, 1995 ou 1989, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 1999, 1997, 1989 ou 1985.

    Pour les rouges

    les grands : 2009, 2008, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

    les bons : 2007, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

    Pour les blancs

    les grands : 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

    les bons : 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

     

    Voir le Top Palmarès Vignerons 2011 Région BOURGOGNE en CLIQUANT : ICI

    Prix d’Honneur : 31

     

    Prix d’Excellence : 18

    Satisfecits : 21

    - Lauréats : 12

    Espoirs : 4

  • Les vins d'Espagne méridionale et le Xérès

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    L’ESPAGNE MÉRIDIONALE

    Quatre dénominations d’origine (Montilla, Malaga, Condado de Huelva, et le seigneur Xérès), puis, face au Maroc, les îles Canaries.

    Montilla-Moriles
    Une DO (Dénomination d’Origine) récente et des vins que j’ai découverts par hasard, sur place, semblables à leurs voisins de Xérès, issus de sols gris clairriches en chaux.

    Malaga
    Voilà bien des vins et des vignobles méconnus situés au nord-est de Jerez. Qualité oblige, l’erreur est réparée.

    Condado de Huelva
    De jolis vins moelleux de dessert, le Palido, jeune et sec, et le Viejo, vieilli ensolera, parfois sec mais surtout doux

    Le Xérès
    Le Xérès, c’est l’Andalousie. Dans cette région superbe, où les taureaux côtoient les haciendas, le Xérès (prononcez rérès), omniprésent, fait partie de la vie. Il faut avouer qu’avec des tapas (olives), ou des plats très épicés, le Xérès sait réserver des surprises… L’activité viticole de la région remonte à presque trois mille ans, au moment où la vigne fut introduite par les Grecs ou les Phéniciens. L’appellation Xérès dérive du nom donné par les Maures à la ville de Jerez, Sherish, déformé en Sherris par les Anglais et qui devint Xérès en ancien espagnol, puis Jerez.

    Les Européens ont savouré les vins de Jerez dès la fin du Moyen Age, lorsqu’au XVe siècle des négociants anglais et hollandais, établis sur le site de l’ancien port de Cadix, commencèrent à exporter le Xérès vers les régions froides et humides du nord de l’Europe. Vers le XVIe siècle, le Xérès devint l’un des vins les plus en vogue dans les cours d’Europe, et les grands écrivains de l’époque, comme Shakespeare, en faisaient déjà l’éloge. Cinq siècles plus tard, Somerset Maugham le dépeint comme “l’apéritif le plus civilisé du monde”. A la fin du XVIIe siècle, de nouvelles sociétés spécialisées dans la production et l’exportation de vins furent implantées par des Anglais, des Hollandais, des Français, des Ecossais et des Irlandais. La plupart des grandes bodegas existant à l’heure actuelle en sont issues. Au XIXe siècle, les pays d’Amérique du Nord devinrent les principaux importateurs de grandsvins de Jerez.

    Les Denominaciones de Origen Jerez-Xérès-Sherry et Manzanilla de Sanlùcar de Barrameda s’inscrivent dans le célèbre triangle de Jerez, limité par les villes de Jerez, Puerto de Santa Maria et Sanlùcar de Barrameda. Il y règne un microclimat qui bénéficie, à la fin de l’automne et au printemps, d’une pluviométrie relativement importante et d’étés longs et secs, tempérés par les brises de l’océan et le levante, ce vent chaud provenant de la côte africaine. Le meilleurs terroirs de la région de Jerez sont les albarizas auxsols blancs, crayeux, peu propices à l’agriculture en général, mais qui se révèlent parfaitement adaptés à la viticulture. Les albarizas agissent comme des éponges : elles absorbent et retiennent les eaux de pluie de la fin de l’automne et du printemps, pour les diffuser progressivement vers les racines durant les longs mois chauds et secs de l’été. La vigne peut ainsi supporter la sécheresse estivale et atteindre sa juste maturation.

    L’élaboration du Xérès
    Le Xérès est issu à plus de 90% du cépage Palomino blanc, les deux autres cépages autorisés sont le Pedro Ximénez blanc (voir plus loin) et le Moscatelblanc. Le raisin est vendangé à la main au début de l’automne. La premièrefermentation naturelle, ou fermentation rapide, s’effectue au cours des trois ou quatre premiers jours, pendant lesquels le moût séjourne dans les cuves de fermentation. Bien que certaines maisons, parmi les plus anciennes et les plus traditionnelles, continuent d’utiliser des fûts de chêne de 500 litres pour la fermentation du moût, on se sert aujourd’hui généralement de cuves en inox équipées de dispositifs permettant de contrôler la température. LaSeconde Fermentation lente, produite elle aussi par des levures naturelles, augmente la teneur en alcool du vin nouveau et élimine une large part de son contenu en sucre. Les moûts les plus clairs et les plus légers sont soutirés, puis fortifiés à l’alcool vinique jusqu’à titrer environ 15°. Ils sont ensuite stockés en fûts de chêne à l’endroit le plus frais et plus humide de la bodega, où ils devindront des Finos ou des Manzanillas à Sanlùcar, et des Amontillados (voir plus loin). Les vins restants sont également fortifiés à l’alcool vinique jusqu’à 18° ou 19°, puis entreposés dans des fûts de chêne pour que s’effectue la maturation. Ils deviendront des Olorosos, après au moins trois ans de fûts.

    Les procédés de vieillissement utilisés pour chacune des deux principales catégories de Xérès, les Finos et les Olorosos, sont fondamentalement différents. Les Finos et les Manzanillas suivent un processus biologique spontané, appelé “crianza de flor”. Quant aux Olorosos, ils vieillissent comme le vin,   selon un lent processus d’oxydation.

    A l’endroit le plus frais de la bodega, généralement au printemps, après lafermentation, un voile de levure blanchâtre se forme spontanément et recouvre entièrement la surface du Fino jeune entreposé en fûts de chêne. Il s’agit de la crianza de flor, littéralement “fleur de levure”, un organisme vivant qui se renouvelle continuellement, et constitue un véritable film protecteur, capable de ralentir et de réguler le processus d’oxydation que connaissent lesvins en cours de vieillissement. Dans le cas des Finos et des Manzanillas, on prolonge volontairement cette crianza de flor. A mon sens, c’est pratiquement le seul cas où un vin blanc vieilli en fûts de chêne pendant plusieurs années, loin de s’oxyder ou de se madériser, reste frais et net au nez comme en bouche. Au cours de cette fameuse crianza de flor, certains Finos perdent leur voile de levure, ce qui déclenche un début d’oxydation au contact direct de l’air, et donne au vin une teinte plus sombre. Les fûts contenant ces vinsdits Amontillados sont séparés des fûts de Finos, le vin est fortifié à l’alcoolvinique puis soumis, comme les Olorosos, au processus d’oxydation naturel.

    Pour le vieillissement des Finos et des Olorosos, on utilise le système de lasolera, qui permet d’obtenir une qualité de vin homogène. En ce qui concerne le Fino, il permet en outre de revigorer périodiquement le vin en cours de cuvage. Pour utiliser ce procédé d’assemblage et de vieillissement du vin, appelé plus exactement système de soleras et craderas, on dispose les fûts sur plusieurs files ou rangées. Les fûts de la rangée supérieure sont appelés criaderas (ou fûts d’élevage) car ils contiennent les vins les plus jeunes, tandis que les fûts situés à même le sol, dans lesquels on a entreposé lesvins les plus âgés, sont appelés soleras. Régulièrement, les vins des criaderas sont utilisés pour revigorer et renouveler les vins des soleras. Quant aux vins ayant atteint leur maturité, ils sont soutirés régulièrement des fûts desolera pour être mis en bouteilles et commercialisés. Parallèlement, on ajoute au vin restant dans les criaderas du vin nouveau, ayant vieilli au moins neuf mois. Grâce à ce procédé, le vin jeune acquiert les caractéristiques du vin plus vieux, et ce dernier est constamment rajeuni… Il suffisait d’y penser, en fait.

    Les différentes variétés de Xérès

    - Le Fino est un vin d’or pâle, léger, frais et sec, dont le bouquet et la saveur rappellent discrètement l’amande. C’est le grand classique des apéritifs. Elevé sous la flor, il conserve toute sa fraîcheur des années durant. Produit essentiellement sur le site même de Jerez et sur la côte, à Puerto de Santa Maria, le Fino titre entre 15,5° et 17°.

    - Le Manzanilla est un Fino délicat, produit et vieilli à Sanlucar de Barrameda, sur la côte atlantique. La crianza de flor, qui, à Sanlùcar, peut être prolongée presque indéfiniment en raison du microclimat, et de la nette influence des brises atlantiques, donne aux Manzanillas une légèreté et une fraîcheur particulières, accompagnées d’une subtile et discrète saveur salée. Le Fino et le Manzanilla doivent être servis très frais, à une température de 7°C environ, avec une assiette d’amandes ou d’olives, à la façon andalouse. Le Fino peut aussi accompagner des poissons maigres, crustacés, volailles et soupes. Une fois ouverte, votre bouteille doit être bue dans les deux ou trois jours.

    - Les Amontillados ont une robe ambre clair. Leur nez et leur palais, plussecs, évoquent délicieusement la noisette. Tout comme les Finos, ils vieillissent suivant le procédé de crianza de flor, mais selon un rythme plus lent et pendant une période plus longue, ce qui laisse à la flor le temps de vieillir. Les vins ainsi obtenus n’en sont que plus remarquables, et leur titre avoisine les 16° ou 18°.

    - Les Olorosos ont plus de corps, leur robe est sombre, ambrée ou acajou. Servis également frais, les Amontillados et Olorosos secs font eux aussi de parfaits apéritifs, qui peuvent “tenir” du chorizo ou des poivrons rouges grillés (c’est remarquable); ces mêmes vins, plus vieux, donneront leur pleine mesure servis à température ambiante, pour que s’exprime toute la richesse de leur bouquet et de leur arôme. Les Amontillados, les Olorosos et les Creams se conservent mieux car ils ont plus de corps.

    - Les Creams, enfin, sont issus d’un mélange d’Olorosos et de vins élaborés avec le cépage Pedro Ximénez blanc. Suaves et généreux, goûtez-les à température ambiante, comme vins de desserts ou avec des sucreries. Les Creams blancs (mélange de Finos, Pedro Ximénez et de Moscatel) se servent par contre très frais.

    Enfin, le Pedro Ximénez et le Moscatel sont des crus fabriqués en quantités limitées à partir des cépages du même nom. Les grappes de Pedro Ximénezsont séchées au soleil avant d’être pressées, ce qui donne au vin son petit goût résiné, qui n’est pas sans rappeler son homologue grec. Pour information, le verre traditionnellement utilisé pour la dégustation du Xérès est la copita, un petit verre à pied court en forme de tulipe, typique, que vous pourrez rapporter de Jerez...

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