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  • De l'art du Porto

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    C’est incontestablement le Seigneur du pays. Il naît dans la haute vallée du Douro, au nord du Portugal, et dans les vallées de ses affluents le Corgo et le Torto. Cette région du Douro peut se diviser en deux zones secondaires : la Cima Corgo (ou le haut Corgo) et le Baixo Corgo (le bas Corgo). La première est aride et dénudée ; la vigne tarde à y croître et ne donne qu’un rendement minime, contrairement à ce qui se produit dans le Baixo Corgo, aux eaux plus abondantes et à la végétation plus riche. Tout cépage étranger implanté dans cette région y donne du Porto. Il n’existe aucune explication scientifique de ce phénomène, dû à une véritable alchimie de la nature et lié sans doute à un équilibre particulier entre le climat et le terroir.

     

    Un peu d’histoire

    L’Angleterre de la fin du XVIIe et début du XVIIIe connaît une époque troublée par les influences contraires des Tories royalistes et des Parlementaires, rendue plus confuse encore par les éternelles querelles de religion. Guillaume III (dit Guillaume d’Orange), d’origine hollandaise, soutenu par les Parlementaires, débarque en Angleterre et fait fuir le roi en place Jacques II, qui se réfugie en France, auprès de Louis XIV (en 1688). Antipapiste et anti-français, Guillaume III déclare la guerre à la France en 1689 (guerre de la ligue d’Augsbourg) et établit un blocus des marchandises françaises. Les Anglais se trouvent alors privés de leurs vins de Bordeaux dont ils sont friands.

    Pendant ce temps, le Portugal, sous le règne de Pierre II, reste incapable de produire des récoltes de céréales suffisantes à ses besoins, et son commerce de produits coloniaux, épices et sucre du Brésil, décline. Il se voit alors contraint à réduire ses achats extérieurs et à se rapprocher de l’Angleterre. En 1703 est signé un traité de commerce (le traité de Méthuen) qui favorise les échanges entre l’Angleterre et le Portugal. Ce fameux traité marque le début de la grande hégémonie commerciale anglaise, la Banque d’Angleterre est créée en 1694 par 40 marchands, et le Bureau de Commerce en 1696. Le début de l’industrialisation de l’Angleterre et son dynamisme commercial vont être la cause de la ruine de l’artisanat portugais et du sous-développement des activités de manufacture qui semble intéresser l’Angleterre est le vin portugais.

    Un vin rude, fait, comme l’écrivait un historien, pour satisfaire l’Anglais flegmatique et carnivore… Une boisson âpre dont le seul mérite résidait dans son pouvoir à provoquer la stupeur. De surcroît, le vin portugais se voit doté d’un tarif préférentiel de droits d’accise à l’entrée en Angleterre : 7£ par tonne contre 55£ par tonne pour le vin français…

    En Angleterre, les importateurs de vins, privés de vins français pendant quelques années, s’accommodent tant bien que mal de ce vin du Portugal, de qualité bien inférieure aux vins de Bordeaux. Ils décident alors de “fortifier” ce vin rude en ajoutant un peu d’eau-de-vie, selon un principe bien connu des navigateurs de cette époque, pour une meilleure conservation et pour éviter que le vin ne tourne en vinaigre. Un véritable centre de commerce de vins se développe dans la banlieue de Porto, à Vila Nova de Gaïa, sur les rives du Douro, le fleuve où sont acheminés dans les grandes barques à fond plat (barcos rabelos) les fûts (pipas) de vin en provenance des vignobles de l’intérieur du pays. De nombreux commerçants anglais, poussés par l’esprit d’aventure, attirés par le soleil  brûlant du Portugal, les paysages sauvages, le vin généreux et les filles aux yeux noirs, abandonnent l’Angleterre pour s’installer à Porto.

    C’est une véritable colonie britannique qui s’organise autour de Vila Nova de Gaïa afin de dominer ce nouveau marché de vins portugais. Un demi-siècle plus tard, 75% des vins importés en Angleterre sont d’origine portugaise. Les Anglais, avec un goût prononcé pour tout ce qui est sucré, préfèrent le Porto doux et velouté qu’ils consomment en vin de dessert, sur un fromage ou en digestif.

     

    L’élaboration du Porto

    Le raisin est descendu du vignoble à la cave dans de grandes hottes portées par les “barracheiros” (porteurs). Récemment encore le raisin était foulé par les pieds des vendangeurs; à présent on emploie des machines qui égrappent, foulent et pressent le raisin. Le moût ainsi obtenu est renforcé par addition d’eau-de-vie pour 1/5° ou 1/6° de son volume total. L’alcool introduit tue les levains de la fermentatin et interrompt ainsi  la transformation du sucre en alcool. Selon le moment où aura été appliquée cette addition, le vin sera sec, doux ou liquoreux. Les fûts employés dans les “quintas” des montagnes ont une capacité de 25 à 250 hectolitres. On transvase ensuite le vin dans des fûts de 550 litres que l’on descend vers le Douro et on l’embarque dans des bateaux à fond plat dénommés “barcos rabelos”. Ceux-ci descendent le fleuve juqu’aux caves de Vila Nova de Gaïa, faubourg de Porto, où le vin est mis à vieillir. Le Porto mûrit lentement dans de petits tonnelets de bois spéciaux, dont la porosité favorise les processus d’oxydoréduction. Le taux annuel d’évaporation (environ 4 %) rend nécessaires de fréquents remplissages avec des eaux-de-vie du même âge que le vin lui-même. Le Porto peut être sec ou extra-sec (surtout le blanc), demi-sec ou doux (pour le       rouge).

     

    Il y a Porto et Porto

    La caractéristique commune à tous les vins de Porto est qu’ils sont produits dans une région délimitée par la loi portugaise depuis plus d’un siècle : la vallée du Douro. Chaque parcelle est répertoriée et classée dans les catégories A, B, C, D, un peu comme pour les crus de la région de Cognac. A la différence de Cognac où les différentes qualités sont disposées de façon concentrique avec la Fine Champagne au centre (voir ce chapitre), le classement du Porto est plus complexe. Il faut en effet tenir compte de l’ensoleillement, de la proximité du fleuve, de la densité de la culture. On peut estimer que les meilleures parcelles sont proches du fleuve et que leurs terrasses ne comptent qu’une ou deux rangées de vigne. Le Porto est donc composé de vin qui est “viné”, c’est-à-dire additionné de 20% environ d’eau-de-vie tirée elle-même de vin de la région. Bien entendu, il y a différentes sortes de vins de Porto.

    En dehors du Porto blanc, moelleux et rond (à boire frais mais sans glace, svp), plus ou moins doux selon les marques, totalement méconnu, appelé aussi Branco Dourado, élaboré à partir de raisins blancs, exclusivement, mais selon les mêmes principes que les vins rouges, on peut départager la production de Porto en trois grandes catégories.

    Tawny
    Le plus courant. Ce “blend” est un vin qui est fait à partir de coupes d’âges et de productions différents. Toute sa qualité dépend de l’art du maître de chais qui procède à ces assemblages. Deux vins de Porto, tout en restant authentiques, peuvent être des produits très différents. En vieillissant, le vin change de couleur, passant du violet au rubis puis au roux doré (“Tawny” signifie d’ailleurs roux). Le vin le plus jeune prend le nom de Porto Ruby ou Tinto Alourado, plus corsé; il garde un goût très fruité mais n’a pas la classe et la puissance des vieux Tawnies.

    Le Tawny vieillit en fûts de chêne, généralement du chêne portugais qui donne moins le goût de tannin que le chêne français, plus fort. Certains négociants envisagent cependant de faire faire des fûts de chêne français. Le vieux Tawny mérite son prix, d’une part en raison de ses conditions de production, et d’autre part parce qu’une partie du vin (environ 2%) s’évapore des fûts chaque année.

    En France, nous nous empressons  généralement de boire un Tawny à l’apéritif. Une consommation qui me semble tout à fait adaptée à ce style de Porto. La bouteille doit être conservée à la chaleur ambiante. Il ne faut donc jamais le boire dans un verre opaque, ni même dans un trop petit verre. Je vous conseille encore de “mâcher” votre Porto, c’est-à-dire de le conserver un moment en bouche pour lui permettre de développer tout son bouquet.

    Porto millésimé
    Attention : il y a plusieurs sortes de Porto qui portent une date. Un Vintage peut être aussi bien millésimé que le Tawnie. Quand un Tawny est millémisé, cela signifie que toute la récolte vient de cette année et qu’il s’agit d’une bonne année. Certains vieux Tawnies peuvent être aussi bons que des millésimés. Il y a des amateurs qui préfèrent des vins coupés rafraîchis par l’apport de vins plus jeunes. C’est souvent une affaire de goût. Avec l’âge, le Tawny devient plus doux et perd un peu de sa teneur alcoolique, sa couleur devenant plus pâle.

    Certains vins de Porto provenant d’un seul domaine et d’une seule année sont aussi commercialisés, sans faire l’objet d’assemblage : ce sont les Quintas, souvent d’excellente qualité, vieillies en fûts pendant une période de huit ans au moins avant d’être mis en bouteilles. Rares et peu connus, les vins de Porto de 10, 20, 30 ou 40 ans d’âge proviennent d’assemblage de vins vieillis en fûts pendant une période minimale de 10, 20, 30 ou 40 ans. Ce sont le plus souvent des coupages de grandes années.

    Les Late bottled vintages (ou L.B.V.) sont des vins de Porto récoltés dans de bonnes années et laissés en fûts pendant une période plus longue que pour les Vintages, variant de quatre à six ans. Ils sont ensuite mis en bouteilles mais ne font généralement pas de dépôt comme les Vintages, plus abordables et plus faciles à consommer.

    Vintage
    A mon sens, aux côtés de quelques rares Tawnies exceptionnels, le Vintage est au Porto ce qu’un grand Champagne millésimé est au mousseux de fête   foraine. C’est la quintessence de la finesse, de la saveur et de la persistance aromatique. Un Vintage ne se boit pas : il se savoure. Pour exciter vos papilles comme il convient, débouchez un Porto Vintage soit en digestif, soit sur les fromages forts, en fin de repas (confer le chapitre L’accord des vins et des mets) : c’est ainsi que vous ferez la différence… Un Vintage est donc issu d’une récolte exceptionnelle (tous les trois à quatre ans, si le temps est propice), et est élaboré avec des vins d’une même année mais de différents cépages. Chaque maison a sa propre recette pour le réaliser, séléctionner les meilleurs crus, les assembler et les laisser vieillir en fûts.

    A la différence du Tawny encore, le Vintage vieillit en bouteilles. Il est mis en bouteilles seulement après deux ans en fûts, poursuivant et achevant son vieillissement en bouteilles, pendant une période variant de 15 à 20 ans (et plus) selon la qualité du millésime. Ne soyez pas étonné quand vous en déboucherez un : on constate souvent un dépôt assez important qu’il faut séparer du liquide en décantant chaque bouteille. Une bouteille de Porto Vintage digne de ce nom se doit d’être ouverte une bonne heure avant d’être servie, afin de laisser le breuvage respirer. A noter qu’au-delà d’une journée, le Vintage ouvert et décanté perd son corps et son bouquet.

    Ce sont seulement certaines années qui méritent d’être classées “Vintage” et le sont par décision de l’ensemble des producteurs et non par un seul  unilatéralement (un bel exemple de conscience professionnelle). Le premier Porto Vintage daterait de 1775, et la meilleure cuvée de toute l’histoire du Porto date de 1896, suivie par le fameux 1931, le vintage du siècle.

    En Angleterre, le Vintage Port se boit de façon traditionnelle en fin de repas, après le dessert et avec un fromage bleu (stilton) accompagné de biscuits. A la différence également du Tawny, un Porto Vintage ne doit pas être bu avant dix ou quinze ans pour être véritablement un Vintage digne de ce nom. Si vous l’achetez relativement jeune, vous devez donc prévoir de le conserver en caves dans des conditions semblables à celles des vins de garde traditionnels. Cela, on s’en doute, en augmente le prix, mais de façon non exagérée, puisque je considère que les très grands vins de Porto bénéficient d’un rapport qualité-prix exceptionnel, certainement beaucoup plus mérité que quelques bouteilles extravagantes de Cognac. Il faut le boire à une température correcte, pas trop chaud en tout cas (de 16 à 18°). En principe, le Vintage est au sommet de sa forme après trente ans. L’exception confirmant la règle, j’ai bu à Gaia un 1863 (vous lisez bien) absolument étonnant…

     

    Voir aussi Les Vins du Portugal

  • Les sols des vignobles du monde

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    82-3.jpgLe sol, c’est le terroir, et c’est lui qui va faire la différence entre un grand vin et un bon vin (sur la photo, l'extraordinaire sol de galets roulés du Châteauneuf-du-Pape Château Mont-Redon de Didier Fabre et Jean Abeille).

    Pour mieux comprendre l’influence du sol, il faut réaliser que la force de la vigne, son originalité (sans équivalence à ce point), est en fait de se développer en sous-sol, pour chercher sa nourriture. A cinq, dix ou quinze mètres, ses ramifications vont puiser dans les roches les minéraux et autres aliments essentiels (fer, magnésium, calcium, azote…) nécessaires à sa croissance.

    En réalité, le sol que l’on voit quand on se promène dans un vignoble n’a, lui, que peu d’importance, même si certains producteurs se font un malin plaisir de rajouter des cailloux de graves pour “faire mieux”. Ce qui compte, c’est le sous-sol, et rien d’autre.

    La règle de base est extrêmement simple : les meilleurs vignes poussent dans des sous-sols pauvres, bien drainés naturellement, auxquels les différentes couches apportées par les cycles tertiaire et quaternaire apportent une touche fondamentale où complexité et homogénéité s’assemblent.

    Aux côtés de ceux qui sont confrontés à leurs ressources naturelles, certains vignobles sont conduits comme des champs de maïs, avec drainage et tutti quanti. Si la vigne pousse partout, si les raisins rouges sont rouges dans n’importe quel pays, il faut encore savoir faire la différence entre la typicité et l’uniformité. De lui-même, le sol fait donc la différence.

    Alluviaux (dépôts) : déposés par un torrent, composés pour la plupart de limon, de sable et de graviers, très fertiles. Pour référence, la fameuse plaine alluviale de la vallée du Pô, en Italie. Se rencontrent également en Hongrie,  au Liban, en Savoie, en Bulgarie, en Afrique du Nord, en Californie, et dans La Rioja.

    Ardoise : roche dure, qui provient de la compression d’argile, de limon et de sable, qui retient bien la chaleur. On peut la trouver dans la région de l’Ahr, en Allemagne, où elle s’allie à des terres volcaniques.

    Argile : une roche à grain fin, qui retient facilement l’eau (Grande-Bretagne, Jura…). Mélangé au calcaire, c’est le sol classique du Penedes et, dans une moindre mesure du Xérès, en Espagne.

    Argileux (sols) : sols sédimentaires comprenant principalement les argiles, les glaises, les marnes et les limons (Moselle).

    Basalte : roche volcanique, riche en calcaire et en soude (Sicile).

    Calcaire : roche sédimentaire alcaline, qui favorise la production de raisin au taux d’acidité relativement élevé, comme dans la Loire (Pouilly-Fumé…). On en trouve également au Chili et en Afrique du Nord.

    Calcaire (sol) : sol de carbonates de calcium et de magnésium, qui permet aux racines de pénétrer la terre et leur assure un excellent drainage. Le meilleur exemple en est le territoire des grands crus de Saint-Émilion (et d’Alsace). Se trouve aussi bien présent en Roumanie, au Chili, en Afrique du Sud, et en Grèce.

    Carboné (sol) : sol qui provient d’une végétation décomposée dans des conditions anaérobiques. Les sols carbonés les plus courants sont la tourbe, la lignite, le charbon et l’anthracite.

     


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    Craie : roche alcaline poreuse qui favorise la production de raisin au taux d’acidité particulièrement élevé, et convient donc tout naturellement pour les cépages blancs. On en trouve en France, bien sûr, mais aussi au sud de l’Espagne (Moscatel).

    Crasse de fer : couche riche en fer que l’on trouve dans le Libournais, principalement à Pomerol, et aussi à Saint-Julien.

    Éolien : sol riche en sédiments déposés par les vents.

    Ferrugineuse (argile) : argile relativement riche en fer.

    Galets : c’est à Châteauneuf-du-Pape que l’on rencontre cette “mer” de gros cailloux roulés, en forme de galets, qui possèdent les qualités idéales d’attirer la réverbération du soleil et de conserver la chaleur du jour durant la nuit.

    Granite : roche dure, riche en minéraux, qui se réchauffe rapidement et qui retient la chaleur. On en trouve dans le  nord-ouest de l’Italie, et au Portugal, pour la production du Vinho verde.

    Graves : cailloux siliceux, qui assurent un excellent drainage et conviennent parfaitement à la vigne, lui imposant de chercher sa propre nourriture. Ces sols s’adaptent parfaitement aux cépages Cabernets, et font des merveilles dans l’appellation Margaux (et dans les Graves). On retrouve également des sols de graves sablonneuses dans le Libournais, et des marnes graveleuses dans le Jura. Idem en Afrique du Sud.

    Grès : roche sédimentaire composée de particules. Souvent alliée au calcaire comme dans le Palatinat ou en Franconie, en Allemagne.

    Humus : matière organique contenant des bactéries et des micro-organismes. Alimente les plantes.

    Kimmerdgiens (sols) : sols de marne calcaire, que l’on trouve en Allemagne, et également à Chablis ou à Sancerre.

    Lignite : matière carbonée, chaude, très fertile; on la trouve surtout en Champagne et en Allemagne.

    Limon : sol tendre et friable, composé d’argile, de sable et de vase. Trop fertile. Très présent au Canada, en Californie, notamment dans la Napa Valley et la Vallée Centrale, et en Australie (Nouvelles-Galles du Sud).

    Lœss : dépôt accumulé par le vent, fait essentiellement de limons, qui se réchauffe rapidement en retenant l’eau, comme il le prouve en Allemagne, en Rhénanie par exemple. Egalement en Roumanie.

    Marne : argile calcaire qui retarde la maturation du raisin et en augmente l’acidité (Bourgogne, Piémont, Hesse-Rhénanie, Alsace…). Egalement en Afrique du Nord.

    Mica : sol assez maigre, à base de poudre de granit, idéal pour la vigne, que l’on trouve surtout dans les grands crus de la vallée du Rhône (Condrieu…).

    Molasse : grès tendre et friable, souvent calcaire, que l’on trouve dans certaines régions du Bordelais.

    Moraine glaciaire : sol rocheux déposé, comme son nom l’indique, par un glacier, et formé principalement d’ardoise, de schiste et de calcaire. Classique des vignobles de montagne comme ceux de Suisse et du nord-est de l’Italie.

    Palus : sol fertile d’origine alluviale récente, souvent planté inopportunément, peu propice réellement à la vigne de qualité. On en trouve dans la région bordelaise, notamment dans celle du Médoc.

    Porphyre : roche colorée au ph élevé, que l’on trouve souvent dans la région de Nahe, en Allemagne.

    Quartz : minéral le plus commun et le plus abondant, présent dans de nombreux sols, qui réduit l’acidité du vin.

    Sable : sol chaud et aéré, qui assure un bon drainage. Ne fait pourtant pas  assez souffrir la vigne. On en trouve partout, en France, en Argentine, en Californie, en Australie comme au Liban.

    Schiste : roche cristalline riche en potassium et en magnésium, qui retient bien l’eau, et convient tout à fait à la vigne. Assez dures à cultiver, on trouve souvent ces terres schisteuses dans les pays du sud de l’Europe, au Portugal et en Italie, notamment en Toscane. Certains secteurs de l’Afrique du Sud en sont pourvus.

    Silex : roche qui emmagasine la chaleur, comme les galets de Châteauneuf-du-Pape, et donne des vins très typés, au fameux goût de “pierre à fusil” (Loire…).

    Silice : sol assez acide de nature cristalline, dont l’archétype se trouve en Bourgogne, allié à de l’argile et du calcaire.

    Terra Rossa : argileux et rouge, sédimentaire.

    Tuffeau : roche volcanique, calcaire, que l’on retrouve en Touraine (Chinon, Bourgueil…), voire en Allemagne, en plus petite proportion dans la région de l’Ahr.

    Volcaniques (sols) : sols principalement formés de lave et de basalte (îles grecques, Chypre, Allemagne, Sonoma Valley, Autriche…).

  • L'Alsace au top

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    Si le parcours du vignoble est un pur bonheur, il convient de savoir frapper à la bonne porte dans la région, tant la multitude, la complexité des crus ou lieux-dits, et la dépersonnalisation de certains vins au profit d’une typicité réelle peuvent être légions. De très grands vins, du plus sec au plus liquoreux, il y en a ici, et les meilleurs vignerons les élèvent avec toute la convivialité adéquate.

    Voir aussi la Sélection de MILLESIMES

    Voir le Classement 2009

     

    EARL MAISON ZOELLER
    GEWURZTRAMINER

    Mathieu Zoeller
    14, rue de L'Eglise
    67120 Wolxheim

    Téléphone : 03 88 38 15 90
    Télécopie : 03 88 38 15 90
    E-Mail : maisonzoeller@vinsdusiecle.com

    www.vinsdusiecle.com/maisonzoeller

     

    PIERRE FRICK
    PINOT BLANC


    5, rue de Baer
    68250 Pfaffenheim

    Téléphone : 03 89 49 62 99
    Télécopie : 03 89 49 73 78
    E-Mail : pierrefrick@vinsdusiecle.com

    www.vinsdusiecle.com/pierrefrick

     

    CHARLES SCHLERET
    PINOT GRIS

    Charles Schléret
    1-3 route d'Ingersheim
    68230 Turckheim

    Téléphone : 03 89 27 06 09
    Télécopie :
    E-Mail : schleretcharles@vinsdusiecle.com

    www.vinsdusiecle.com/schleretcharles

     

    EARL FREY CHARLES ET DOMINIQUE
    PINOT NOIR


    4, rue des Ours
    67650 Dambach-La-Ville

    Téléphone : 03 88 92 41 04
    Télécopie : 03 88 92 62 23
    E-Mail : freydombio@vinsdusiecle.com

    www.vinsdusiecle.com/freydombio

     

    VIGNOBLES FRANCOIS MUHLBERGER
    RIESLING

    Robert Muhlberger
    1, rue de Strasbourg
    68120 Wolxheim

    Téléphone : 03 88 38 10 33
    Télécopie : 03 88 38 47 65
    E-Mail : vignoblesmuhlberger@vinsdusiecle.com

    www.vinsdusiecle.com/vignoblesmuhlberger



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  • Des vins qui sentent bon leur terroir

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    Bordeaux Supérieur Château de la Vieille Tour



    Château de la VIEILLE TOUR (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Vignobles Boissonneau

    33190 Saint-Michel-de-Lapujade
    Téléphone :05 56 61 72 14
    Télécopie : 05 56 61 71 01
    Email : vignobles@boissonneau.fr
    Site : www.boissonneau.fr

    Particulièrement apprécié ce savoureux Bordeaux Supérieur Château de la Vieille Tour Réserve 2006, élevé en fûts de ...


    Lussac-Saint-Émilion Château de la Grenière



    Château de La GRENIÈRE (LUSSAC-SAINT-ÉMILION)
    Odette et Jean-Pierre Dubreuil

    33570 Lussac
    Téléphone :05 57 24 16 87
    Télécopie : 05 57 74 56 28
    Email : earl.dubreuil@wanadoo.fr

    Une propriété de 10 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 15% Cabernet franc). Ce propriétaire chaleureux peut être fier de son Lussac-Saint-Émilion cuvée de ...


    Chablis Domaine du Chardonnay


    Domaine du CHARDONNAY (CHABLIS)
    E.Boileau, W.Nahan et Ch.Simon
    Moulin du Pâtis
    89800 Chablis
    Téléphone :03 86 42 48 03
    Télécopie : 03 80 42 16 49
    Email : info@domaine-du-chardonnay.fr
    Site : www.domaine-du-chardonnay.fr

    Nous avons été ravis de revoir Étienne Boileau lmors de notre réunion au Domaine Tremblay qui accueillait les ...


    Haut-Médoc Château Fontesteau



    Château FONTESTEAU (HAUT-MÉDOC)
    Dominique Fouin et Jean-Christophe Barron

    33250 Saint-Sauveur
    Téléphone :05 56 59 52 76
    Télécopie : 05 56 59 57 89
    Email : chateau.fontesteau@wanadoo.fr

    Classé 2e Grand Vin et à une place enviable grâce à un beau rapport qualité-prix-typicité. Remarquable Haut-Médoc Cru Bourgeois 2006, issu des ...


    Côtes-de-Bourg Château Haut-Mousseau



    Château HAUT-MOUSSEAU (CÔTES-DE-BOURG)
    Famille Briolais

    33710 Teuillac
    Téléphone :05 57 64 34 38
    Télécopie : 05 57 64 31 73
    Email : aurorebriolais@vignobles-briolais.com

    Un vignoble de 33 ha planté sur des sols argilo-calcaires et graveleux. Le Côtes-de-Bourg cuvée Prestige 2006 (60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, issu d’une sélection ...


    Le Givry des Parize


    Gérard et Laurent PARIZE (GIVRY)

    18, rue des Faussillons
    71640 Givry
    Téléphone :03 85 44 38 60 et 06 72 93 36 31
    Télécopie : 03 85 44 43 54
    Email : laurent.parize@wanadoo.fr

    Une exploitation familiale de 9 ha où la 6e génération est aux commandes. Vignes de 30 à 40 ans en moyenne, lutte raisonnée, vendanges sont exclusivement manuelles. ...


    Gaillac Château de Rhodes



    Château de RHODES (GAILLAC)
    Éric Lépine
    Boissel
    81600 Gaillac
    Téléphone :05 63 57 06 02
    Télécopie : 05 63 57 66 63
    Email : info@chateau-de-rhodes.com
    Ou : www.chateau-de-rhodes.com

    Classé 1er Grand Vin. Propriété de 22 ha de vignes sur des terrains argilo-calcaires de pente moyenne. “Toujours dans l’objectif ...


    Lalande-de-Pomerol Château Belles-Graves



    Château BELLES-GRAVES (LALANDE-DE-POMEROL)
    Xavier Piton

    33500 Néac
    Téléphone :05 57 51 09 61
    Télécopie : 05 57 51 01 41
    Email : x.piton@belles-graves.com

    Une place enviable dans le Classement pour ce vignoble de 14 ha. On le comprend avec ce Lalande-de-Pomerol 2005, bien élevé, au nez intense (sous-bois), qui développe en bouche des ...


    Mâcon Château de La Bruyère



    Château de la BRUYÈRE (MÂCON)
    M. et Mme Borie

    71960 Igé
    Téléphone :03 85 33 30 72
    Télécopie : 03 85 33 40 65
    Email : chateaulabruyere@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudebruyere

    Au sommet de leur appellation. Le Château s'élève sur une légère éminence placée entre 2 montagnes avec échappée de vue au midi. Il ...


    Graves Château de Mauves



    Château de MAUVES (GRAVES)
    Famille Bouche
    25, rue François Mauriac
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 05
    Télécopie : 05 56 27 24 19
    Email : chateaudemauves@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateaudemauves
    Ou : www.chateaudesmauves.fr

    Classé 1er Grand Vin avec un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel, ...


    Cave Gilbon



    (MENETOU-SALON)

    Domaine de Beaurepaire
    18220 Soulangis
    Téléphone :02 48 64 41 09
    Télécopie : 02 48 64 39 89
    Email : cave-gilbon@wanadoo.fr

    Le meilleur Menetou-Salon blanc 2007, issu de vignes plantées sur des coteaux argilo-calcaires, bien élevé en fûts de chêne, de bouche friande qui développe des nuances de coing, vraiment ...


    Château de Brague



    (BORDEAUX SUPÉRIEUR)
    Noëlle Galland

    33240 VERAC
    Téléphone :05 57 84 41 01
    Télécopie : 05 57 84 83 03
    Email : chateaudebrague@club-internet.fr
    Ou : www.chateaudebrague.com

    Depuis trois générations la même famille veille jalousement au soin des vignes et à l’élaboration du vin du Château de Brague. Le vin est élevé 1 an minimum ...


    Domaine Beauvalcinte



    Domaine BEAUVALCINTE (BEAUMES DE VENISE)
    Sylvie et Bernard Mendez
    La Grange Neuve
    84190 Suzette
    Téléphone :04 90 65 08 37
    Télécopie : 04 90 65 08 37
    Email : contacts@domainebeauvalcinte.com
    Ou : www.domainebeauvalcinte.com

    Domaine de 8 ha. Vous apprécierez leur CDR-Beaumes-de-Venise rouge cuvée les Trois Amours 2004, ...


    Vinsobres Domaine de Deurre




    Jean-Claude Valayer
    RN 94
    26110 Vinsobres
    Téléphone :04 75 27 62 66
    Télécopie : 04 75 27 67 24
    Ou : www.domaine-de-deurre.com

    Un domaine de 50 ha, planté sur un terroir argilo-calcaire avec des cailloux en surface. Remarquable CDR-Vinsobres Les Rabasses 2004, très bien élevé, au nez de cerise confite et d’épices, ...


    Les superbes cuvées du Château Fabas


    Pour mieux comprendre la spécificité de chaque cuvée du Château Fabas, il faut en connaître les origines, les cépages et le type d’élevage.

    Le Domaine s’appuie sur un décor de buttes exposées au plein midi, témoin de l’ancien relief aux très fortes pentes où aucune culture n’est possible, seuls les pins d’Alep et la végétation méditerranéenne s’agrippent sur les sols rouges des collines.

    Les ...


    Les Vignobles François Mulberger


    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Domaine familial depuis quatre générations, conduit par Robert et Astrid Muhlberger, Philippe Muhlberger leur fils. Leur philosophie vigneronne se résume en ces mots : Vivre avec la Vigne ! Vivre avec le Vin ! “Selon des règles et des convictions définies et éprouvées par des générations de vignerons, précise le chaleureux Robert Muhlberger, afin que s’écrive : Vignoble, Vigne, Vin ...

  • Le Classement 2009 des vins du Beaujolais

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    Germaine et Gérard Brisson (Domaine Brisson)
    News du 24-05-2009

    Les valeurs sûres de l'année
    Les sélections sont sévères dans mon prochain Guide. Une bonne occasion de ne pas oublier les ...

    Le Chiroubles du Domaine Cheysson
    Le Beaujolais blanc des Dalais
    Au sommet, Gérard Brisson







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